Soupçons d'extorsion de fonds: L'OM va se constituer partie civile

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Au lendemain d'une perquisition au siège administratif du club marseillais dans le cadre d'un ancien dossier d'extorsion de fonds, la direction de l'OM a annoncé jeudi que le club entendait se constituer partie civile.
Au lendemain d'une perquisition au siège administratif du club marseillais dans le cadre d'un ancien dossier d'extorsion de fonds, la direction de l'OM a annoncé jeudi que le club entendait se constituer partie civile. — Franck Pennant afp.com

Au lendemain d'une perquisition au siège administratif du club marseillais dans le cadre d'un ancien dossier d'extorsion de fonds, la direction de l'OM a annoncé jeudi que le club entendait se constituer partie civile.

Le club de l'Olympique de Marseille a appris récemment «l'existence d'une instruction judiciaire portant notamment sur de possibles rétro-commissions versées à l'occasion de transferts de joueurs», a dit le club dans un communiqué transmis à l'AFP.

«Si de tels agissements ont été commis, ils l'ont été à l'insu et au préjudice du club», ajoute l'OM qui a annoncé qu'il «entend se constituer partie civile dans ce dossier afin de faire valoir ses droits et contribuer à la manifestation de la vérité».

Extorsion en bande organisée

Une perquisition a eu lieu mercredi matin au siège administratif de l'Olympique de Marseille dans le cadre d'un ancien dossier d'extorsion de fonds.

Cette perquisition fait suite à l'ouverture d'une information judiciaire «contre X des chefs d'extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs» le 20 juillet 2011, a dit mercredi le procureur de la République à Marseille, Jacques Dallest, dans un communiqué.

Elle fait suite à l'enquête préliminaire ouverte en mai 2011 à la suite de renseignements parvenus au parquet de Marseille. De source policière, on précise que l'enquête porte notamment sur le transfert, en août 2010, du joueur André-Pierre Gignac, avec, en toile de fond, des personnes susceptibles d'appartenir au «milieu» marseillais.

Pas directement visé

Les enquêteurs ont agi sur commission rogatoire des juges Christophe Perruaux et Thierry Azéma, vice-présidents chargés de l'instruction à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, en charge des affaires de grand banditisme.

«L'objet de l'enquête, qui a motivé cette perquisition, ne vise pas le club mais s'inscrit dans le cadre d'investigations en cours concernant d'autres dossiers», a affirmé mercredi l'OM. «Le juge et les enquêteurs n'ont pas donné de détails supplémentaires à la direction de l'OM», a encore précisé l'OM.