Mondial de handball: Paroles de bizuts
HANDBALL•Timothey N'Guessan et Valentin Porte disputent leur premier mondial avec les Bleus...Propos recueillis par Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Granollers (Espagne)
L’un a 21 ans, l’autre 23. L’arrière chambérien Thimotey N’Guessan et l’ailier toulousain Valentin Porte, qu’on ne voyait pas jouer chez les Bleus si tôt, ont été emmenés en Espagne par Claude Onesta pour préparer le futur. Les deux hommes, qui devraient avoir du temps de jeu face à l’Argentine et au Brésil avant d’emmagasiner de l’expérience depuis le banc, reviennent sur leur premiers pas en équipe de France.
La première sélection pour une grande compétition, par Valentin Porte: «A partir du moment où j’ai su que j’étais dans la pré-selection, je me suis dit que j’avais une chance de partir donc j’ai bossé à fond pendant le stage. Après, quand tu sais que tu y vas et pas Guillaume Joli… On se dit qu’on prend la place d’un mec qui a gagné plein de choses. La première chose que tu te demandes, c’est comment les anciens vont réagir. Mais je n’ai senti de gêne ou de retenue chez personne. Enfin pour l’instant (rires). Si je suis là, c’est qu’on me reconnaît des qualités et que j’ai mon mot à dire. Et puis j’ai envie de bien faire pour Guillaume.»
La première fois dans le vestiaire, par Timothey N’Guessan: «Au début tu es intimidé. On parle d’une équipe mythique quand même. Moi jusque là je les regardais à la télévision comme tout le monde. Mais ils te mettent tellement à l’aise d’entrée, tu ne peux que te sentir bien dans la vie de groupe. A l’entraînement, dés que tu as besoin d’un conseil tu peux aller voir Niko [Karabatic] pour l’attaque ou Didier [Dinart] pour la défense, tu ne seras jamais mal reçu. Maintenant par exemple, je sais qu’il faut que j’enroule ma jambe gauche autour du pivot pour l’empêcher de se retourner. Ca marche à chaque fois, c’est dingue!»
La première apparition au mondial, par Timotey N’Guessan: «Claude Onesta m’avait dit avant le Monténégro que je rentrerais si ça se passait bien. Je ne pensais pas jouer si tôt, j’étais excité comme une puce. A la mi-temps, quand j’ai compris que j’allais jouer, la pression est montée un peu! Surtout que le coach m’a prévenu: «Bon tu vas rentrer mais commence pas à t’enflammer et à tirer dans tous les sens comme d’habitude». Au final, j’ai marqué deux buts en respectant les consignes, j’étais content. Bon, je n’oublie pas non plus les boulettes en défense…»
Le premier but face au Monténégro, par Valentin Porte: «Déjà, rentrer en jeu dans une compétition comme ça, devant tout ce public français, c’est énorme. C’est autre chose que les championnats du monde junior. Alors marquer en plus, ca restera gravé à tout jamais. Je m’étais dit de saisir l’occasion à fond si elle se présentait, et surtout de ne pas tenter quelque chose que je ne maîtrise pas. Au moment d’enclencher le tir, il y a une petite seconde dans ta tête où il y a plein de choses qui défilent. Je me suis dit, ça y est, j’y suis arrivé, c’est magnifique. Et puis je suis revenu au jeu.»


















