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Alain Michoulier, ou comment faire le Dakar sans sponsor et (presque) sans argent

Alain Michoulier, ou comment faire le Dakar sans sponsor et (presque) sans argent

AUTOIl s'est lancé un défi pour soutenir des enfants malades du cancer...
Antoine Maes

Antoine Maes

De notre envoyé spécial à Pisco (Pérou),

«Il n’y a pas un gramme de business dans ce projet». Et donc forcément, il y a aussi une tonne de soucis en plus à gérer. Le pilote auto Alain Michoulier, 63 ans, s’attaque pour la première fois au Dakar. Pas à n’importe quel prix. Avec 190.000 euros dépensés en deux ans, il a le plus faible budget des pilotes engagés. Pour lui, le jeu en vaut la chandelle, puisque le projet a pour but de soutenir les enfants malades du cancer. «Je veux encourager les enfants à se battre encore plus». C’est peu dire que lui a dû se bagarrer pour pouvoir participer.

Il a asséché ses économies – Ancien commercial dans le bâtiment, Alain Michoulier avoue avoir dû se résoudre à financer son projet à 40 % sur ses propres deniers. «J’ai vidé mon livret de caisse d’épargne, j’ai vendu deux ou trois choses», raconte-t-il. Budget global? 190.000 euros, dont 60.000 rien que pour la voiture. Et pour mieux réussir à monter son pari, il a surtout décidé de prendre sa retraite anticipée il y a deux ans, ce qui lui a permis de partit à la pêche aux mécènes. «J’ai contacté 1.300 personnes. Finalement, il y en a 137 qui ont donné, parfois des petites sommes, comme 50 euros».

Découvrez le blog de notre envoyé spécial sur le Dakar

Il s’est trouvé une voiture au rabais – C’est peut être la plus ancienne de toute la course, parce qu’elle date de 1997. «Je l’ai trouvé au fond d’un garage, à Toulon, pour 25.000 euros. Il n’y avait plus grand-chose d’opérationnel, donc on l’a reconstruit de A à Z. Quand je recevais un chèque de 150 euros, je partais acheter des pièces», raconte Michoulier. A quelques minutes dés vérifications, elle n’était toujours pas complètement finie. «Il y a des pièces qu’on ne pourra pas mettre avant la moitié de la course». Si le tacot arrive jusque-là.

Il compte sur les collègues – Puisqu’on peut difficilement concourir seul, Alain Michoulier a dû se résoudre à compter sur les bonnes volontés. Son mécano? «Un vieux camarade de 72 ans, qui nous fait ça gratis». Et compte-tenu des finances pas question de s’offrir un camion d’assistance. Un autre team (Sodicars), leur a généreusement offert un peu de place où ranger leur pièce entre deux spéciales.