Ligue 1: Comment le PSG s'est relevé

FOOTBALL Paris reste sur trois succès de rang obtenus avec la manière...

A Valenciennes, François Launay

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Les Parisiens se congratulent lors de leur victoire à Valenciennes (4-0) le mardi 11 décembre 2012.
Les Parisiens se congratulent lors de leur victoire à Valenciennes (4-0) le mardi 11 décembre 2012. — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

En football, la vérité du jour est rarement celle du lendemain. Critiqué de toutes parts il y a dix jours après une défaite à Nice (2-1), on promettait le pire au PSG cette saison. Entraîneur contesté, clans dans le vestiaire, jeu en chantier... le club de la capitale, ultra favori du championnat en début de saison, était en pleine crise d’identité. Sauf qu’aujourd’hui, tout ou presque semble être oublié. La magie de trois belles victoires d’affilée (Porto (2-1), Evian (4-0) et Valenciennes (0-4)) est passée par là. Au point que désormais la saison du club de la capitale semble enfin lancée. Grâce à plusieurs changements.

Des clans rapprochés: A quoi tient l’unité d’une équipe? A Paris, elle passe par une soirée au resto en compagnie d’Enrico Macias. Divisé depuis le début de saison entre francophones et italophones, le vestiaire parisien s’est ressoudé depuis dix jours. A travers une sortie nocturne entre joueurs qui a permis d’aplanir les différends comme l’explique Mamadou Sakho. «Cela a permis de casser quelques barrières entre certains. On a bien rigolé ensemble et ça a créé une certaine atmosphère collective. On l’a vu à Valenciennes avec un PSG costaud. J’espère que ça va continuer comme ça», lâche le défenseur parisien.

Une équipe plus collective: Finie la recherche de l’exploit individuel. A Paris, il y a Zlatan pour ça. Derrière, les autres joueurs, hormis Néné, ont décidé de la jouer collectif et d’arrêter de tirer la couverture à eux. «La mentalité des joueurs a changé. Ils ont commencé à jouer ensemble et à mettre leurs qualités au service de l’équipe. C’était la clé», se réjouit Carlo Ancelotti, le coach parisien. «On a plus de concentration, de motivation et d’envie sur le terrain», admet de son côté Salvatore Sirigu, le gardien parisien.

Un système mieux adapté: Sur la sellette après la défaite à Nice, Carlo Ancelotti a su trouver la clé tactique pour enfin faire mieux jouer son équipe. Critiqué pour son fonds de jeu insuffisant voire inexistant, le coach parisien a opté depuis trois matchs pour un 4-4-2 qui permet d’exploiter au mieux les qualités de ses joueurs offensifs comme Pastore ou Lavezzi, à l’aise dans une position excentrée. Les résultats et la manière ont rapidement séduit. Dans ce système, le PSG séduit enfin. «C’est une solution qui nous permet d’arriver à exprimer notre potentiel. Après le système peut changer ou pas mais l’important, c’est de bien appliquer ce que le coach a décidé de mettre en place», explique Sirigu. Vus les derniers résultats, pas sûr qu’Ancelotti décide de revenir en arrière.