Le PSG Handball ne se voit pas encore champion

HANDBALL Les Parisiens réfutent l'idée d'avoir déjà championnat gagné grâce à l'affaire des paris truqués qui touche Montpellier...

Julien Laloye
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Luc Abalo en action face au gardien de Cesson-Rennes, le 14 septembre 2012 à Paris.
Luc Abalo en action face au gardien de Cesson-Rennes, le 14 septembre 2012 à Paris. — K.TRIBOUILLARD/AFP

Favoris, nous? Mais vous n’y pensez pas! Après un début de saison à marcher sur ses adversaires et à contempler de loin le naufrage montpelliérain, Philippe Gardent se démène comme un beau diable pour faire croire que le championnat de France n’est pas encore promis au Paris Handball, auteur d’un sans-faute pour l’instant (quatre victoires): «La donne n’a pas changé avec ce qu’il se passe à Montpellier, veut convaincre l’entraîneur parisien, avant la réception de Toulouse samedi soir pour la 5e journée. Quand on a dit en début de saison qu’on avait besoin de temps pour être au point, c’était par rapport à un groupe d’équipe capable de remporter quelque chose en fin de saison.»

«On n’a pas eu de gros test»

Lesquels précisément? «Dunkerque, Nantes, Chambéry et Saint-Raphaël». Comme le Saint-Raphaël rossé chez lui par deux fois la semaine dernière (29-35 et 21-33), sans le concours d’Honrubia et Bojinovic? Soit. «On n’a encore rien prouvé, rebondit Luc Abalo, pour venir en aide à son coach. On ne peut pas se proclamer champion tant qu’on n’a pas eu de gros test.» De là à en conclure qu’affronter Montpellier et Saint-Raphaël lors des quatre premières journées relevait de la promenade de santé… Heureusement, Gardent ne pousse pas le vice jusqu’à nier que le Paris Hand a déjà l’air drôlement au point pour un collectif monté il y a un mois et demi.

«Le plan général de jeu est compris, on fait de belles prestations, reconnaît l’ancien entraîneur de Chambéry… avant de tempérer. On a vu assez d’équipes ne pas faire grand-chose avec des joueurs prestigieux, ces exemples doivent nous aider à rester humbles.» Bon, et si jamais par le plus grand des hasards le PSG était champion dans ce contexte hyper-favorable, il prendrait quand même? «C’est tout le mal que je nous souhaite, sourit l’ancien Barjot. Ce qu’il se passe à Montpellier ce n’est quand même pas notre faute!» C’est tout ce qu’on voulait entendre.