Carl Lewis était-il dopé?
Directeur des contrôles antidopage du Comité olympique des Etats-Unis (Usoc) entre 1991 et 2000, le Dr Wade Exum vient de donner une interview explosive, à paraître dans Sports Illustrated. En quittant ses fonctions, le médecin a pris avec lui plus de 30© 20 minutes
Directeur des contrôles antidopage du Comité olympique des Etats-Unis (Usoc) entre 1991 et 2000, le Dr Wade Exum vient de donner une interview explosive, à paraître dans Sports Illustrated. En quittant ses fonctions, le médecin a pris avec lui plus de 30 000 pages de documents tendant à démontrer que l’Usoc a caché les résultats positifs de nombreux athlètes. Devant un tribunal, le Dr Wade Exum, qui attaquait le Comité olympique américain pour discrimination raciale, a été débouté faute de preuves. Il a donc décidé de rendre publics les documents qu’il détient. Carl Lewis figure ainsi en bonne place dans les dossiers d’Exum. Avant les JO de Séoul, où il remporta l’or sur 100 m à la suite de la disqualification de Ben Johnson, le sprinteur américain avait été contrôlé positif à l’entraînement à trois reprises. Dans un premier temps, Lewis ne devait pas aller aux JO. Pourtant, il avait obtenu gain de cause après appel, l’Usoc estimant que la légende de l’athlétisme avait pris ces médicaments pour soigner un rhume. Bizarrement, Joe de Loach, partenaire d’entraînement de Lewis, avait également été contrôlé positif avec les mêmes produits. Le footballeur Alexi Lalas et la joueuse de tennis Marie-Joe Fernandez auraient aussi été couverts par le Comité olympique américain. « Plus de 100 athlètes américains ont subi des contrôles positifs entre 1988 et 2000 », ajoute Exum. L’Usoc, qui fait appel depuis 2000 à un organisme extérieur pour les contrôles antidopage, a indiqué que ces accusations étaient « sans fondement ». J.-B. Victor


















