Un circuit court pour internet, c'est possible
numerique•Issue de la recherche universitaire, la PME Green Communications propose aux professionnels un logiciel créant des circuits courts pour l’usage d’internet. Une solution simple, sûre et sobre en énergie.
Avouons–le, pour l’immense majorité d’entre nous l’expression « circuits courts » évoque, de prime abord, davantage l’univers des produits frais que celui des infrastructures numériques. Et pourtant, depuis 2010, la PME innovante française Green Communications (Paris) conçoit et commercialise un logiciel installé dans divers terminaux (smartphones, ordinateurs, box wi-fi…) pour créer justement des circuits courts d'information. Autrement dit : connecter directement producteurs et consommateurs de données, en évitant les longs trajets sur l'internet classique. « L’exemple le plus concret est celui d’une discussion en visio-conférence dans le cadre d’une réunion de télétravail, explique Pauline Loygue, Chief Operating Officer de Green Communications. Imaginez que cette conversation passe par une plateforme basée aux Etats-Unis. Même si votre collègue habite dans la même ville que vous en France, toutes les données vont traverser l’océan pour revenir chez vous. C’est un non sens sur le plan de la cybersécurité comme de la sobriété numérique ». Une aberration à laquelle répond donc Green PI, la plateforme Internet et cloud de Green Communications qui fournit des services rapides et résilients pour l’IoT, la mobilité et les applications critiques.
Une solution pour les communications locales
Issu d’un transfert de technologies, ce logiciel s’appuie sur plus de 20 ans de R&D au sein des meilleurs centres universitaires français (Sorbonne Université, Paris Saclay, CNRS). Il repose sur l’usage de liens radio et a été conçu pour être interopérable avec l’ensemble des protocoles équipant les différents terminaux et réseaux. Ses utilisateurs ? « Des entreprises travaillant dans des secteurs qui ont besoin de solutions de communication locales comme le transport, la logistique, l'événementiel, la sécurité civile et bien sûr la défense, précise Pauline Loygue. Parmi eux se trouvent d’ailleurs des groupes prestigieux avec lesquels nous avons établi un lien de confiance dès nos premières années d’existence. C’est le cas de Safran, Thales, Airbus ou encore Naval Groupe ». Cette liste pourrait bientôt être complétée par des organisations venues d'autres univers. Pour les prochaines années, Green Communications s'est fixé pour double objectifs de poursuivre sa croissance, mais aussi d’explorer de nouveaux marchés et de nouvelles cibles (santé, construction, agriculture…).
Proposer une approche sobre d’internet
Pour cette clientèle de professionnels, les circuits courts d'informations offrent de nombreux avantages tels qu’une faible latence, une longue autonomie ou une sécurité éprouvée. Impossible de ne pas évoquer également leur faible empreinte énergétique qui représente aujourd’hui un avantage commercial déterminant pour la PME parisienne. « Dès notre création, nous avons porté cette ambition de réduire le coût énergétique de l’usage d'internet. Lors des premières années, cette préoccupation était secondaire pour nos prospects. Tout a changé en 2021 après la crise sanitaire. La plupart des grandes entreprises intègrent désormais l'impact environnemental comme un critère prioritaire dans leurs politiques d’achats d'infrastructures et de services numériques. En particulier chez les grandes entreprises européennes et françaises qui sont souvent précurseurs sur ces sujets. » Dans cette logique, Green Communications est aujourd’hui membre de la communauté du Coq Vert. Initiée par Bpifrance, en partenariat avec l'ADEME et le ministère de la Transition écologique, elle regroupe des dirigeants et des entreprises engagés dans la transition écologique et énergétique. « Nous sommes convaincus que ce mouvement en faveur de l'écologie dans le numérique devrait s’accélérer en 2024 et les années suivantes. Nous sommes prêts à répondre aux besoins des entreprises qui souhaitent s'équiper de solutions d’accès à internet plus responsables sur le plan environnemental », conclut Pauline Loygue. Aucun doute : dans nos assiettes, comme pour internet, les circuits courts ont de l’avenir.



















