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Mascarin à la Réunion : pas d’industrie, pas de chocolat !

Mascarin à la Réunion : pas d’industrie, pas de chocolat !

évènementChaque année, la “Semaine de l’Industrie” vise à sensibiliser les jeunes aux métiers proposés par les entreprises industrielles. À l’occasion de l’édition 2022 (du 21 au 27 novembre), rencontre avec une PME réunionnaise participante : Mascarin
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Baptiste Roux Dit Riche - 20 Minutes Production
Baptiste Roux Dit Riche - 20 Minutes Production

“En une décennie, l’industrie s’est profondément modernisée. Elle est devenue à la fois très numérique et très transparente vis à vis des consommateurs. Je suis un amoureux de l’industrie et j’aimerais contribuer à changer l’image de nos métiers auprès du grand public.” À la tête de Mascarin, Frédéric Auché a coché depuis longtemps les dates de la Semaine de l'Industrie dans son agenda (21 au 27 novembre). Durant 7 jours, ce chef d’entreprise passionné - et passionnant - organise notamment des visites de son usine de chocolat ultra-moderne implantée au Port (La Réunion). Une belle occasion de mettre en lumière les savoir-faire et l’ambition de ce producteur et vendeur de sucre de canne, de sirops, chocolats, rhum, mais aussi agent commercial de de grandes marques sur l’île. “Nous avons la chance de faire partie du patrimoine de la Réunion. Beaucoup de nos consommateurs ont grandi avec nos chocolats. Chaque année, nos 1 250 000 tablettes vendues font le bonheur des petits et grands gourmands. Au-delà de la découverte de nos métiers, il est important d’entretenir le lien fort qui nous relie à nos consommateurs”. Cet ancrage local, l’entreprise le cultive avec la fabrication de produits inspirés des saveurs locales (sirop au tamarin, chocolat noir fourré au piment…) ou encore avec le lancement d’une gamme "bean to bar" (de la fève à la tablette) à partir de cacao provenant de la voisine île de Madagascar.

Une PME engagée pour l’innovation

Fondée en 1966, Mascarin dispose donc d’une forte image de tradition. Elle se combine désormais à celle d’une entreprise technologique et performante avec un chiffre d’affaires qui a atteint 19,7 millions d’euros en 2021. “Après la reprise de l’entreprise en 2011 par un groupe d’investisseurs composé notamment d’anciens managers, nous avons lancé la construction d'une nouvelle usine. Cet équipement a vu le jour en 2015. Il intègre des systèmes informatisés et automatisés qui nous permettent de rivaliser, en local, avec nos concurrents internationaux en nous différenciant Désormais, nous sommes capables de fabriquer 120 tonnes de chocolats par an”. Bien entendu, cette volonté d’innover ne s‘est pas arrêtée le jour de l’inauguration de la nouvelle usine. La PME se mobilise par exemple pour atteindre son autosuffisance énergétique (panneaux solaires, biomasse…) dans les prochaines années. Une approche respectueuse de la nature qui colle d’ailleurs avec l’ADN de cette entreprise dont le nom provient d’un perroquet originaire de l’île. Aujourd’hui disparu, il se caractérisait notamment par un grand bec rouge selon des écrits datant d’avant 1800. Cette envie de casser les codes se concrétise également par la mise en place d’un club de consommateurs visant à bénéficier de retours directs des clients sur la qualité des produits. Enfin, l'entreprise est également membre de la French Fab. Véritable étendard des industriels français, cette communauté lui permet d'obtenir davantage de visibilité et d'accéder plus facilement aux marchés de l’export.


se faire accompagner pour entreprendre

Proposer un retour aux jeunes réunionnais de métropole

Mais comme pour beaucoup d’industriels, l’enjeu numéro un du moment pour Mascarin reste la capacité à s’entourer de nouveaux talents. “Nous avons aujourd’hui beaucoup de mal à recruter, témoigne Frédéric Auché. C’est d’ailleurs un peu paradoxal puisque la Réunion est le territoire domien qui compte le plus d’industries. Pour trouver un technicien en maintenance ou un pâtissier, nous sommes malheureusement contraints de chercher en métropole. Nous devons former des jeunes en local et donner envie aux jeunes actifs réunionnais ayant commencé leur carrière en métropole de revenir sur leur île pour contribuer à son économie." Concrètement la PME recherche de nouveaux talents pour renforcer ses équipes en usine (production, maintenance…), en magasins (visuel merchandiser…) ou pour son service marketing (category manager, community manager…). Outre le plaisir de travailler au service de marques reconnues et appréciées des réunionnais, les candidats pourront également être sensibles au fait d’évoluer dans une entreprise à taille humaine (55 salariés) et à la possibilité de se former à d’autres métiers de l’agroalimentaire lors de leur parcours au sein entreprise. Leur seul risque ? Tomber amoureux de l’industrie et de l’entreprise.

Zoom sur la Semaine de l’industrie

Plus d’1,6 million ! C’est le nombre de participants attendus - du 21 au 27 novembre - pour la Semaine de l’Industrie (avec le soutien de la French Fab). Un événement relayé dans toute la France par plus de 4500 événements gratuits, dont 1000 spécialement dédiés à la promotion des métiers industriels auprès des jeunes et 900 ciblant spécifiquement les demandeurs d’emplois.

En savoir plus : www.semaine-industrie.gouv.fr

Ce contenu a été réalisé par 20 Minutes Production, l'agence contenu de 20 Minutes, pour Bpifrance