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Comment faire la différence entre le givre, le gel et le verglas ?

Givre, gel, verglas… Quelles différences ?

Météo•Comme chaque année, le gel, le givre et le verglas accompagnent la baisse des températures. Si ces phénomènes sont souvent confondus, ils présentent pourtant des différences bien précises, comme l’explique La Chaîne Météo
20 Minutes avec agences

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L'essentiel

  • Le givre se forme lorsque la vapeur d’eau se transforme directement en glace sur des surfaces froides ou lorsque des gouttelettes d’eau en surfusion gèlent à leur contact.
  • Le gel correspond à une température qui atteint ou descend sous 0 °C, mais il n’est pas toujours visible. Il peut se produire sans formation de cristaux de glace.
  • Le verglas se forme notamment lorsque des gouttes de pluie ou de bruine gèlent au contact du sol, créant une couche de glace lisse, glissante et particulièrement dangereuse.

Avec l’arrivée des températures hivernales, les pare-brises se couvrent de glace, les pelouses sont toutes blanches au réveil et les routes deviennent parfois glissantes. Si ces situations sont bien connues, elles ne correspondent pas tout à fait aux mêmes phénomènes météorologiques, comme le rappelle La Chaîne Météo.

Comment le givre se forme-t-il sur les surfaces froides ?

Le givre est sans doute l’une des manifestations les plus visibles du froid. Il apparaît notamment sur les pare-brises, les pelouses ou les branches des arbres. Ce phénomène se manifeste sous la forme d’une fine couche de cristaux de glace.

Il peut se produire lorsque la vapeur d’eau présente dans l’air se transforme directement en glace au contact de surfaces suffisamment froides. Il peut également résulter du gel de minuscules gouttelettes d’eau en surfusion, c’est-à-dire qu’elles restent liquides malgré une température inférieure à 0 °C. C’est exactement ce qui se produit lors des épisodes de brouillard givrant.

Quelle différence entre le gel et le givre ?

On retrouve ensuite le gel qui n’est pas forcément visible par rapport au givre. Il correspond tout simplement au moment où la température atteint ou descend sous 0 °C. Il est donc tout à fait possible d’avoir du gel sans que les surfaces se couvrent de cristaux de glace, notamment lorsque l’air est trop sec.

Il faut d’ailleurs distinguer le gel de l’air, mesuré officiellement sous abri à 1,50 mètre de hauteur, du gel au sol, relevé à seulement 5 centimètres du ras du sol. Cela explique pourquoi le pare-brise ou la pelouse peuvent geler alors que le thermomètre général affiche encore une température positive.

De plus, lorsque les conditions sont réunies, le refroidissement nocturne peut favoriser l’apparition de gelées blanches. Ces dépôts de cristaux de glace constituent alors une forme de givre.

Le verglas, une couche de glace particulièrement glissante

Si le givre et les gelées blanches recouvrent les paysages de cristaux de glace, le verglas représente un danger bien plus important pour les automobilistes et les piétons. Il se forme lorsque des gouttes de pluie ou de bruine en surfusion gèlent au contact d’une surface froide.

Comme l’explique La Chaîne Météo, la différence avec le givre réside notamment dans la taille des gouttelettes. Celles-ci sont généralement plus grosses dans le cas du verglas car elles proviennent le plus souvent de précipitations.

En gelant, ces gouttes forment une couche de glace lisse et souvent transparente, particulièrement glissante. Le verglas peut aussi apparaître lorsque de l’eau déjà présente au sol gèle sous l’effet du froid.