H. B.
La mobilisation contre CNews prend de l’ampleur. Une pétition réclamant le retrait de la fréquence TNT de la chaîne du groupe Canal+, propriété de Vincent Bolloré, avait recueilli ce samedi plus de 300.000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale.
Cette pétition baptisée « Supprimer CNews de l’audiovisuel français » dénonce notamment « les nombreux dérapages éditoriaux de la chaîne », accusée de diffuser des propos racistes, « des fausses informations » et de contribuer à banaliser les idées d’extrême droite.
« 27 rappels à l’ordre et 630.000 euros d’amendes »
Longtemps restée discrète, cette pétition déposée le 10 juin 2026 a connu une accélération spectaculaire ces derniers jours. Elle ne réunissait encore qu’environ 45.000 signatures ce mercredi, avant de franchir les seuils des 100.000 puis des 300.000 soutiens en moins de 48 heures.
Le texte qui accompagne la pétition met en avant que la chaîne du Canal 14 de la TNT « n’est pas une chaîne d’information » mais « une machine de propagande ». Après avoir rappelé que CNews « cumule 27 rappels à l’ordre de l’Arcom et 630.000 euros d’amendes », l’auteur de la pétition cite plusieurs séquences controversées diffusées à l’antenne, notamment les propos visant le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, « comparé à un singe » par un invité de la chaîne en mars dernier.
Un éventuel débat à l’Assemblée nationale
Pour qu’un débat en séance publique à l’Assemblée nationale puisse être envisagé, la pétition doit atteindre 500.000 signatures, provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer. Une fois cette condition remplie, l’organisation d’un débat n’est toutefois pas automatique.
Par ailleurs, cette mobilisation ne pourrait pas, à elle seule, entraîner la fermeture de CNews. Le retrait de son autorisation de diffusion relève de l’Arcom, chargée de contrôler les obligations des chaînes de télévision.