La capuche de Mark Zuckerberg est-elle trop grande pour lui?

HIGH TECH Wall Street gronde alors que le titre Facebook a perdu près de 50% depuis l'introduction...

P.B.

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Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et son célèbre sweat à capuche.
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et son célèbre sweat à capuche. — B.SNYDER/REUTERS

L'action Facebook a gagné 5%, lundi, terminant tout juste au-dessus des 20 dollars. Mais malgré cette performance, le cours reste inférieur de près de 50% à celui de l'introduction, après un plus bas touché vendredi. Au point que certains analystes s'interrogent sur la capacité de Mark Zuckerberg à rester à la barre du navire.

«La position de Mark Zuckerberg est-elle en danger?», demandait carrément USA Today, lundi. Les experts de Wall Street répondent plutôt «non», pour l'instant. Le jeune milliardaire contrôle en effet 57% des droits de vote du conseil d'administration. Lors du rachat d'Instagram, il a prouvé qu'il était capable de dépenser 1 milliard de dollars sans vraiment consulter personne. «Sa position n'est pas menacée car Facebook ne serait pas Facebook sans lui», détaille Duncan Davidson, de Bullpen Capital.

 

Baisse «douloureuse»

Si un départ semble exclu, plusieurs voix spéculent sur une mise en retrait volontaire du poste de PDG. Chez Google, Sergey Brin et Larry Page avaient, par exemple, volontairement choisi un «baby-sitter» expérimenté en la personne d'Eric Schmidt. Pendant plusieurs années, ils ont appris le métier sous son aile avant d'enlever les petites roues l'an dernier, lorsque Page a repris le flambeau.

 

De fait, Facebook a déjà amené de l'expérience à bord avec l'arrivée de Sheryl Sandberg comme chef des opérations en 2008. Et Mark Zuckerberg a changé de refrain vis à vis de Wall Street. En juin, il expliquait que Facebook misait sur le long terme et ne comptait «pas créer des services pour réaliser des bénéfices» mais plutôt «réaliser des bénéfices pour créer de meilleurs services». Mais selon le Wall Street Journal, il a reconnu, début août, lors d'une réunion interne, que la baisse du titre était «douloureuse». La morale: on ne peut pas demander l'argent des investisseurs tout en ignorant les règles du marché.