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Le fondateur du Xerox Lab, Jacob Goldman, s'est éteint

Le fondateur du Xerox Lab, Jacob Goldman, s'est éteint

HIGH-TECHC'était l'un des pionniers de l'informatique moderne...
Philippe Berry

Philippe Berry

Le grand public ne connaît pas son nom. Mais sans Jacob Goldman, qui fonda le laboratoire Xerox PARC en 1970, pas de Macintosh, de Windows ou d'iPhone tels que nous les connaissons. Souris, interface graphique, écrans tactiles, communication ethernet... De nombreuses technologies sont nées, ou ont mûri, dans les bâtiments de Xerox, à Palo Alto.

Goldman, un physicien et informaticien de Ford, rejoint Xerox dans les années 60. En 1969, il embauche George Pake qu'il nomme ensuite à la tête du Palo Alto Research Center. L'idée était de constituer un laboratoire rassemblant les esprits les plus brillants de leur génération, à l'image de ce qu'avaient pu faire les Anglais à Bletchley Park pendant la guerre avec Alan Turing. Ils débauchent notamment plusieurs cadres du Stanford Research Institute qui avaient servi sous les ordres de Douglas Engelbart (considéré comme le papa de la souris).

L'inspiration de Steve Jobs

Le plus grand échec de Xerox, c'est de ne jamais avoir réussi à capitaliser sur les avancées réalisées au PARC, malgré une tentative avec l'Alto. Selon la légende, c'est Steve Jobs, tel un Prométhée du silicium, qui vole le feu aux Dieux lors d'une visite en 1979. Il y aperçoit notamment un des premiers concepts d'interface graphique manipulée avec un ancêtre de souris. Le moment est raconté par le New Yorker: «Pourquoi vous n'en faites rien, c'est révolutionnaire», hurle-t-il. Dix minutes plus tard, Jobs en est persuadé, «tous les ordinateurs seront commandés de cette manière.»

En réalité, Steve Jobs n'est pas le seul à avoir vu ces recherches, qui n'étaient pas secrètes. Mais il est le seul à avoir réalisé leur potentiel appliqué, qu'il injecta dans le Macintosh. Comme disent les Américains, the rest is history.