1600 mots indécents sont prohibés par les autorités Pakistanaises

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Connaissez-vous les sextos ? Comme l'indique leur nom, ce sont tout simplement des SMS à caractère grivois. Si ce genre de pratique est fréquente en Europe, les us et usages du Pakistan ont conduit les autorités de régulation à interdire l’envoi par SMS de 1600 mots et expressions liés entre autres au sexe.

L'autorité Pakistanaise en charge de la régulation des Telecoms (ATP) a donné un ultimatum aux opérateurs. Ils disposent de sept jours pour bloquer un panel de 1600 mots comportant une connotation sexuelle, autres jurons, argot ou tout simplement des termes jugés malséants.

Les Pakistanais vont donc être dans l'interdiction d'utiliser 1600 termes et expressions. Le cas échéant les SMS ne seront pas envoyés. Si dans l'ensemble de la liste des mots prohibés certains sont en lien direct avec le sexe, d'autres expressions bannies sont quelque peu tirées par les cheveux.

Aussi et sans parler du cautionnement d'une telle pratique, on peut comprendre que des termes comme « soixante-neuf » ou « prends-moi » soient considérés comme tabous et fassent partie de cette liste noire. En revanche d'autres expressions déroutent, les responsables ont manifestement l'imagination fertile. Dorénavant, « flatulence », « homo », « lolita » ou encore « rectum » sont à bannir du vocabulaire.

A cela s'ajoute une myriade d'insultes que nous ne citerons pas, de même tout terme rattachant à la drogue est in extenso de cette liste. Le rapport à la religion n'y échappe pas, tout SMS contenant « Jesus Christ » ou « Satan » ne partira pas d'un téléphone Pakistanais.

La liste complète est disponible ici, elle est à regarder même en diagonale car certains ajouts en disent long sur la censure de ce pays. Les opérateurs ne sont pas enchantés d’une telle mesure qui pénalisera nécessairement leurs clients et ont le mérite de réagir. En revanche les raisons de leur parti pris tiennent plus à la qualité des services et à la gêne occasionnée. A aucun moment, un allusion à la censure n’est prononcée. Une telle démarche serait inconsciente voir presque dangereuse.

La question demeure, sous couvert de quelle excuse ces pratiques sont-elles bannies ? Si aux moindres heurts nous nous offusquons de voir la liberté d'expression chahutée en Europe, ce phénomène nous rappelle  que nous sommes finalement bien lotis. D'autres questions éthiques jouxtent cette liste noire, outre la liberté d'expression, on peut allégrement ajouter le contrôle des autorités ou encore l'accès aux données personnelles.

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