Cinq raisons pour lesquelles le jeu vidéo «Batman: Arkham City» va marcher fort

SUPERHEROS L'homme chauve-souris débarque sur Xbox 360 et PS3 jeudi...

Joël Métreau

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Illustration du jeu «Batman: Arkham City»
Illustration du jeu «Batman: Arkham City» — Warner

«Batman: Arkham City» débarque sur Xbox 360 et PS3 dès jeudi, avant de sortir en version PC au mois de novembre. Croyez-en 20Minutes, le héros chauve-souris va faire son entrée dans le gotha des cartons de l'année. Pour vous le prouver, en voici les cinq raisons.

Parce que c’est l’un des superhéros les plus connus 

La tendance 2011 est aux superhéros, avec pas moins de de cinq films qui leur ont été consacrés cette année. Mais les trois plus connus verront leurs prochaines adaptations sortir plus tard. Les trois plus connus? Spider-Man, Superman et… Batman. L’homme chauve-souris la nuit et play-boy le jour est l'un des plus célèbres au monde, notamment depuis les films de Tim Burton et la série animée des années 1990. Jamie Walker, cofondateur du studio Rocksteady, qui a travaillé sur «Batman: Arkham City» pendant deux ans, se rappelle: «Lors d’une étude où était montrée une image de l’homme chauve-souris, 98% des personnes le reconnaissaient.» 

Parce que Batman est un super-détective

 «Superman est ce qu’on aimerait être, Batman est ce que nous sommes vraiment. C’est un superhéros de notre époque», note l’auteur de comics Paul Dini, qui a contribué au jeu. Oui, nous sommes vraiment fans de smartphones, de couteaux suisses high-tech, de gadgets. Oui, nous avons une prédilection pour les histoires feuilletonnantes et les enquêtes policières. Dans cette suite de «Batman: Arkham Asylum», le héros est interpellé à plusieurs reprises comme un «Super détective». Pas surprenant, puisque le héros créé par Bob Kane en mai 1939 est apparu dans une revue intitulée… Detective Comics.

Parce que les super-vilains sont charismatiques

Batman ne se promène pas seul, mais avec toute une galerie de super-vilains. Dans ce jeu d’action et d’aventures, le personnage de l’Homme mystère dissémine des énigmes à élucider, et le Joker retors tend des pièges. «C’est quelqu’un de séduisant et de dangereux, raconte Paul Dini. Quand j’écris son personnage, j’essaie de ne pas le rendre trop humain, sinon on risque de perdre son essence.» C’est le malheur de Batman: affronter des ennemis plus charismatiques de lui. «Un des piliers de la création des personnages de Batman Arkham City, c’est les jolies filles et les supervilains moches», s’amuse David Hego, le directeur artistique. Ainsi le Pingouin voit son monocle remplacé par un cul de bouteille, et Catwoman est engoncée dans un costume en kevlar moulant… «Pour elle, nous avons regardé beaucoup de vidéos de gymnastes et d’acrobates afin de nous inspirer de leurs mouvements», raconte Zafer Coban, responsable de l’animation.

Parce qu’il n’y a pas de «Dark Knight» au cinéma avant 2012

Pour les fans du superhéros et pour le groupe Warner possesseur des droits d’adaptation de Batman et du studio Rocksteady, ce jeu tombe à pic, puisqu’il comble un «trou» dans l’exploitation grand public de la licence. Au cinéma, le dernier Batman de Christopher Nolan est sorti en 2008 après avoir engrangé la somme record d’un milliard de dollars de recettes. Et sa suite, The Dark Knight rises, sort seulement en juillet 2012. «Dans les cinématiques, on utilise un peu le même langage que le cinéma, avec la composition et l’éclairage trois points», note David Hego, directeur artistique. Toutefois, même si les textures sont très détaillées et hyperréalistes, «les personnages demeurent très stylisés», poursuit le directeur artistique. Et le jeu possède «une tonalité plus fantastique que les films», renchérit le comic writer Paul Dini.

Parce que la tendance des jeux vidéo est aux mondes ouverts

La réussite de «Batman: Arkham City» repose sur son monde ouvert, une caractéristique partagée avec d’autres jeux vidéo à succès comme la série de «Assassin’s Creed» ou «Grand Theft Auto». Sauf qu’ici, il s’agit d’une ville fictionnelle et sombre. Vraiment très ténébreuse ? David Hego, directeur artistique, nuance: «Nous avons privilégié des couleurs chaudes pour représenter certains bâtiments. C’est une manière de suggérer inconsciemment au joueur où il doit aller.» Mais à ce dernier est laissé une grande liberté de diriger le superhéros au milieu des réminiscences de l’architecture gothique et victorienne. «Pour ce deuxième épisode, on a même injecté des éléments d’art nouveau», précise David Hego. Des hauteurs jusqu’aux catacombes, les fans de l’univers DC Comics reconnaîtront même la fameuse Crime Alley, où ont été assassinés les parents de Bruce Wayne. «Gotham City est un personnage à part entier du jeu», insiste Paul Dini.