Téléphonie mobile et Internet: Où en sont les consommateurs après la hausse de la TVA?

TELECOM SFR et Orange ont annoncé lundi qu'ils ne répercuteraient pas la hausse de la TVA sur les forfaits des anciens abonnés...

C.P.
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MEIGNEUX/SIPA

Cacophonie chez les opérateurs: Bouygues devait être le seul à ne pas répercuter la hausse de la TVA, mais SFR et Orange l’ont partiellement rejoint lundi. Où en sont les consommmateurs et qu’implique ces  nouvelles positions? 20minutes.fr fait le point.

Peut-on encore partir sans frais?
Non, c’est terminé depuis lundi soir, minuit. La résiliation sans frais était justifiée par une hausse des forfaits dont les clients n’avaient pas été prévenus au moment de souscrire à leurs abonnements. La seule inconnue concerne les clients qui ont fait des demandes de résiliation avant lundi, minuit. «Les opérateurs sont tenus de les respecter», selon Edouard Barreiro, responsable des questions TIC au sein de l'association de consommateurs UFC que choisir, et auteur d’un rapport sur la question. «Mais ce sont des cas litigieux, ils peuvent argumenter en disant aux clients de venir, puisque finalement les hausses ne se répercuteront pas».

Qui va augmenter ses tarifs?
Pour les forfaits déjà en cours, aucun opérateur ne répercutera de hausse de tarif. En revanche, pour les nouveaux forfaits souscrits, SFR et Orange vont modifier leur tarification. Cela signifie que pour un ancien client, un forfait quelconque sera à un prix x, mais il coûtera x+ 1 ou 2 euros pour un nouveau client. Par ailleurs, les opérateurs virtuels comme Virgin, Auchan ou Carrefour n’avaient pas de TVA à 5,5% de toute façon, donc ils ne répercutent rien.

Quels sont les tarifs qui augmenteront néanmoins?
Outre la téléphonie mobile, il y a toujours la question de l’Internet fixe, dont les forfaits augmenteront en moyenne de 2 euros chez tous les fournisseurs d'accès. «Mais là il n’y a aucune raison que ça change car ça ne génère pas de litige et tous les opérateurs le font,  donc il n’y a pas d’enjeu concurrentiel» précise Edouard Barreiro.

Qui y gagne finalement?
Il est plus simple de dire que les consommateurs n’y perdent pas. C’est le statut quo qui vaut. «Les opérateurs n’avaient pas vraiment le choix. Disons qu’ils y perdent un peu sur le court terme, en permettant aux anciens abonnés de garder des forfaits avec les anciens prix, mais sur le long terme, ils récupéreront vite avec les hausses des nouveaux forfaits», souligne l’expert. «Ils auraient perdu davantage, en clients et en déficit d’image, en maintenant une répercussion de la hausse sur les forfaits».