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La 3G "illimité" limitée a comme un goût d'AOL 56k "illimité"

La 3G "illimité" limitée a comme un goût d'AOL 56k "illimité"

Au début des années 2000, un fournisseur d’accès internet du nom d’AOL, avait lancé en France une offre d’accès internet fixe avec débit fou de 56 kilobits par seconde sans limitation. Mais cette promesse d’un accès “ill...
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

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Au début des années 2000, un fournisseur d’accès internet du nom d’AOL, avait lancé en France une offre d’accès internet fixe avec débit fou de 56 kilobits par seconde sans limitation.

Mais cette promesse d’un accès “illimité” avait coûté très cher à la société. Dépassée par le succès de son offre, elle fut incapable d’assumer techniquement son discours commercial, l’obligeant à mettre en place un fair-use devenu très vite polémique nationale.


Pour ne pas saturer son réseau, le fournisseur d’accès déconnectait ses clients toutes les 30 minutes au grand dam de ces derniers qui s’étaient très vite constitués en collectif pour faire valoir leur droit et dénoncer une pratique commerciale trompeuse. Ils avaient d’ailleurs pour la plupart remporté leur procès face au fournisseur d’accès.

Dix ans plus tard, on dirait que le scénario est en train de se répéter avec l’internet mobile “illimité” proposé par de nombreux opérateurs de téléphonie mobile qui se plaignent aujourd’hui de faire face à la saturation des réseaux.

Ils mettent pour cela des barrières aux offres “internet illimité” vendues à grand renfort de publicité.

Ces fair-use (politique de bon usage) prennent la forme de débit maximal par abonné ou de plafond de volume de données (trafic) maximal mensuel autorisé pour lequel tout dépassement entraine une coupure ou un bridage du débit. Une limite à l’illimité donc.

La semaine dernière, le PDG d’Orange, Stéphane Richard, est allé encore plus loin : il ne veut plus voir le mot “illimité” associé aux forfaits de téléphonie mobile.

Visionnaire, il a compris qu’il était en train de se prendre un retour de flamme des consommateurs par le biais de de leurs défenseurs qui réclamaient de longue date que ce terme soit assimilé à une pratique commerciale trompeuse.

Si l’on attend toujours le verdict, l’affaire fera à coup sur grand bruit : outre la notion de pratique commerciale tormpeuse qui n’est plus à démontrer, comment un consommateur renoncera à un accès illimité indispensable pour utiliser son beau smartphone Apple ou Samsung qui lui a couté un bras avec un engagement de 24 mois de surcroit ?

Car il n’est pas si simple pour les opérateurs de modifier un contrat sans avoir l’aval du client. C’est la loi qui le dit.

En clair, d’ici quelques mois, les tribunaux de proximité risquent bien d’être surchargés de demandes d’injonction de faire émanant de clients désireux de bénéficier d’un accès internet illimité sans bridage ou quelconque dégradation du débit. Au grand dam des opérateurs qui pourraient y laisser quelques plumes.

Si AOL était un premier cas d’école dans l’internet “fixe”, les spécialistes de la mobilité se souviendront longtemps du forfait “millenium” de SFR (suivi par Bouygues Telecom) et que l’opérateur, victime de son succès, n’avait pu assumer techniquement et financièrement… une jurisprudence établie qui pourrait profiter aux consommateurs qui auront le courage d’initier les procédures devant la justice pour exiger la fourniture d’un accès internet mobile “réellement” illimité.

Vivement l’arrivée de la 4G doit-on se dire chez certains…

Cet article est réalisé par Gizmodo et hébergé par 20 Minutes.