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iPhonegate: Le jeune homme qui a trouvé et vendu le prototype «regrette» son «erreur»
JUSTICE•Son avocat a répondu aux questions du magazine «Wired»...P.B.
Il a 21 ans, s'appelle Brian J. Hogan et ne pensait sans doute pas se retrouver sous les feux des projecteurs lorsqu'il ramena chez lui un téléphone trouvé dans un bar un soir du mois de mars. Mais «en remontant la piste grâce à des indices laissés sur des réseaux sociaux», le magazine Wired l'a retrouvé puis a confirmé son identité.
«Il regrette son erreur, il aurait dû en faire plus pour retourner le téléphone» à son propriétaire, déclare à Wired son avocat Jeffrey Bornstein. Selon ce dernier, même si son client a reçu 5.000 dollars de la part de Gizmodo, il pensait que c'était simplement pour l'exclusivité du test (avant un retour du prototype à Apple, ce que le blog a fait, ndr). Gizmodo aurait insisté, lui expliquant «qu'il n'y avait rien de mal à partager le téléphone avec la presse high-tech».
Brian Hogan n'aurait pas contacté directement les médias. C'est un de ses amis, apparemment calé en informatique, qui s'en est chargé. C'est également un ami qui a contacté le service client d'Apple en vain, n'obtenant qu'un numéro de dossier.
Vol ou pas vol
Pour l'instant, ni Brian Hogan, ni le rédacteur de Gizmodo Jason Chen –dont la maison a été perquisitionnée– n'ont été inculpés. Celui qui a trouvé le téléphone «fait définitivement partie de ceux suspectés de vol», explique Stephen Wagstaffe, du bureau du district attorney (procureur) de San Mateo. «En assumant qu'il y ait ici un délit. C'est ce que nous évaluons toujours: est-ce un crime, est-ce un vol?»
La loi californienne indique en effet que la personne trouvant un objet perdu doit faire un effort «raisonnable» pour retrouver son propriétaire. Brian Hogan ne pouvait appeler des numéros stockés dans le prototype, Apple l'ayant rapidement désactivé. Un détail pourrait jouer en la défaveur de Hogan: il n'aurait pas contacté le bar où l'iPhone a été égaré –alors que Gary Powell, l'employé d'Apple étourdi, a appelé à plusieurs reprises pour savoir si quelqu'un n'avait pas retrouvé son téléphone.
Maître Bornstein a cependant tenté de dresser un portrait flatteur de son client. Selon lui, Brian Hoganl travaille à temps partiel dans un centre sportif géré par l'église, donnant des leçons de natation à des enfants. Il a également travaillé comme volontaire dans un orphelinat en Chine, lors d'une année passée à l'étranger.



















