Les services à la personne investissent le mobile

NUMERIQUE Nathalie Kosciusko-Morizet a dévoilé jeudi «Proxima mobile», un portail qui, à terme, proposera 68 applications allant du covoiturage à la culture...

S. C.

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C’est avec une fierté non dissimulée que la secrétaire d’Etat au Numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM), a lancé «Proxima mobile», jeudi, dans la salle comble de la Géode, à la Cité des Sciences de Paris. Un portail de «services aux citoyens» qui propose des applications gratuites allant du covoiturage au développement durable en passant par la culture. Explications.

Qu’est-ce que «Proxima mobile»?

Un portail d’applications gratuites à vocation «citoyennes». «L’objectif est de créer une large gamme d’applications qui facilitent le quotidien des citoyens», selon NKM. Ce portail français – «le premier du genre dans le monde», se vante la secrétaire d’Etat – pourra s’ouvrir à l’étranger, notamment à l’Union européenne, espère-t-elle.

Quelles sont les applications proposées?

En tout, 68 ont reçu le label «Proxima mobile», soit des «services d’intérêt général, gratuits, accessibles sur les téléphones mobiles qui facilitent la vie quotidienne de tous les citoyens», selon les critères détaillé sur le site. Elles vont du développement durable à la culture, de la consommation au handicap, de l’emploi à l’éducation ou encore de la santé aux seniors. Seules 24 sont toutefois disponibles, ce jeudi. La liste est disponible sur le site. Selon NKM, les 68 applications labellisées seront toutes disponibles, au fur et à mesure, d’ici la fin de l’année.

Comment fonctionnent-elles?

Il suffit de les télécharger. Il n’est pas utile de s’inscrire sur un site ou de laisser ses coordonnées personnelles. Celle du musée du Louvre propose de visiter virtuellement le musée. Elle permet notamment d’écouter les commentaires d’un guide ou encore de zoomer sur des oeuvres pour en apprécier les détails. Celle baptisée Comuto est une extension du site covoiturage.fr. Elle permet d’organiser ses déplacements en profitant de la voiture d’un tiers. Il suffit de consulter la liste des véhicules disponibles pour son trajet. L’application Jeux vidéos info parents propose des fiches détaillées sur chaque jeu. Il suffit au parent de prendre le code-barre du jeu en photo pour y avoir accès et évaluer ainsi si le jeu est adapté à son enfant. Cette application précise par exemple s’il s’agit d’un jeu violent, à l’univers sombre, déconseillé aux plus jeunes, s’il est ludique et le temps de sauvegarde d’une partie. Enfin, l’application «Alerte enlèvement» relaye les informations du dispositif – description et photo de l’enfant - et permet à ceux qui l’ont téléchargée d’apporter leur témoignage, par email ou par téléphone. Certaines intègrent aussi la géolocalisation, comme les applications «Vivre à Rennes» et «Vivre à Bordeaux». A partir d’une adresse, elles listent par exemple les centres sportifs ou les salles de spectacles les plus proches.

Tout le monde pourra les télécharger?

Cela dépendra de votre mobile. Il faut évidemment un appareil capable de se connecter à Internet. Ensuite, les applications ont été majoritairement développées pour l’iPhone et sont disponibles sur l’AppStore. Les détenteurs de Blackberry ou de mobiles embarquant d’autres technologies (Android, Widows mobile, Symbian…) devront patienter de quelques jours à plusieurs semaines selon les applications.

Quel intérêt pour les entreprises?

«Une plus grande visibilité», selon NKM. On ignore en revanche si des bannières de publicité accompagneront les applications téléchargées, manière pour les entreprises de se rémunérer sur une application gratuite.