INTERVIEW

François-Xavier Pierrel: «Le challenge est de transformer le succès du casual gaming et de le monétiser»

François-Xavier Pierrel discute des perspectives d'un secteur en plein boom...

Selon une vaste étude réalisée par TNS pour le portail de jeux en ligne Zylom (groupe RealGames), près d'un Français sur trois joue occasionnellement à des petits jeux en ligne. Pour autant, ce segment ne représente en valeur qu'une infime fraction du marché du jeu vidéo. Business Development Manager pour la France, l'Italie et l'Espagne chez Zylon, François-Xavier Pierrel se veut pourtant optimiste.

Je viens d'envoyer Paf le chien à 2001 mètres sur Facebook. Aussi addictif que ce petit jeu flash soit, jamais je ne paierais pour y jouer. Comment résolvez-vous ce problème?

Il y a trois principaux niveaux de monétisation. D'abord, le plus basique, avec de la publicité sur le site. Ensuite, l'expérience est souvent limitée en ligne, dans une petite fenêtre, et le joueur peut parfois payer pour télécharger une version plus évoluée. Enfin, le dernier niveau, vers lequel nous essayons d'aller est celui de l'abonnement.

Combien pèse ce segment des jeux casual en ligne?

Environ 2,5 milliards de dollars. Une petite rivière comparée à l'océan du marché du jeu vidéo (environ 50 milliards de dollars, ndr), mais qui grandit. Sur ces 2,5 milliards, 1,8 vient des Etats-Unis, qui sont très en avance.

Les jeux flash en ligne sont souvent très basiques. Percevez-vous une demande d'une expérience plus riche chez les joueurs?

Oui et non. Le segment qui progresse le plus est celui des femmes et des séniors. Eux veulent globalement des jeux simples, des puzzles, des jeux de réflexion, de cartes etc, auxquels ils peuvent jouer par petites périodes. En revanche, une portion de casual gamers qui joue également sur Wii ou Nintendo DS est plus exigeante. Une piste pour les séduire consiste à étendre et décliner l'univers d'un jeu console en ligne.

Les portails sont-ils plutôt concurrents ou partenaires de Facebook sur le social gaming?

Disons que le casual gaming doit devenir plus social et vice-versa. Le jeu Uno fait par exemple un carton sur Facebook!