Android : Google utiliserait les données de vos messages et appels sans votre autorisation

VIE PRIVEE Google peut connaître les destinataires des messages ainsi que les heures et durées des appels, sans nous avertir qu'il collecte ces données

20 Minutes avec agence
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Cette collecte de données contrevient à la réglementation européenne du RGPD.
Cette collecte de données contrevient à la réglementation européenne du RGPD. — Pixabay / krapalm

Google serait susceptible de collecter frauduleusement des données grâce aux applications Message et Téléphone installées sous Android. C’est la conclusion d’analyses effectuées par Douglas Leith, professeur d’informatique au Trinity College de Dublin. Le spécialiste a déterminé que Google était en capacité de transmettre une partie des données personnelles des utilisateurs vers ses serveurs sans qu’aucun consentement n’ait été donné, rapporte Phonandroid. Ce qui contrevient à la réglementation européenne du RGPD (Règlement général sur la protection des données).

« Les données transmises par Google Messages comprennent un hachage du corps du message, ce qui permet de relier l’expéditeur et le destinataire dans l’échange de messages », explique Douglas Leith dans un document. Cela pourrait permettre à Google de consulter les échanges, pointe le spécialiste. Concernant Google Phone, l’application transmet les heures des appels et leurs durées, mais également les numéros de téléphone contactés.

Aucune règle de confidentialité

Que ces applications aient besoin de transmettre des données pour leur bon fonctionnement peut s’entendre, mais le problème, c’est qu’aucune autorisation n’est demandée. Installées par défaut avec Android, ces applications ne disposent pas de règles de confidentialité qui soient aisément consultables par l’utilisateur. Pourtant, le géant américain exige de telles dispositions de la part des développeurs tiers.

Google a déjà été pointé du doigt pour son comportement à l’égard des données personnelles des utilisateurs. En 2021, les dispositifs de pistage publicitaire mis en place par Google avaient été dénoncés par une ONG autrichienne.