Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Tom Clancy's HAWX

Tom Clancy's HAWX

TESTParé au décollage
Gabriel Féron & Joachim Germain

Gabriel Féron & Joachim Germain

Avec «Tom Clancy's HAWX», Ubisoft veut s’imposer sur le secteur des jeux d’avions, loin d’être saturé sur consoles et PC. L’éditeur s’attaque à la référence en la matière: «Ace Combat». Après les deux «Blazing Angels», Ubisoft laisse de côté la Seconde Guerre Mondiale pour s’envoler dans le ciel de la guerre moderne. «HAWX» possède-t-il l’armement pour rafler le titre d’As à la série de Namco-Bandaï ?


L’aigle libre


2011. Vous incarnez David Crenshaw, pilote de chasse dans l’armée de l’air américaine. Lorsque votre escadrille est dissoute, poussé par vos équipiers et par la paye, vous signez chez Artemis Global Security, une société militaire privée. Dès lors, vous allez être assigné à des missions, pas toutes légitimes, aux quatre coins du globe.


Les décors sont variés et les missions ne se ressemblent pas. De Chicago à Tokyo, en passant par les Caraïbes ou le Detroit de Magellan, le tout aux commandes d’une cinquantaine d’avions existants (à l’exception de quelques prototypes), le jeu en met plein la vue. La modélisation des appareils est exemplaire et les décors, tirés de données satellites réelles, sont tout aussi impressionnants.


Les ailes du Nirvana


«HAWX» ne joue pas la carte de la simulation aérienne, au contraire. Les restrictions de pilotages sont quasi-inexistantes et le nombre de munitions que votre avion peut embarquer est contraire aux lois de la physique. Le titre d’Ubisoft se place dans la même catégorie que Ace Combat: l’arcade. Le plaisir de piloter avant tout. Les avions répondent différemment selon leurs caractéristiques. C’est ici qu’intervient l’atout majeur du titre: ses deux options de gameplay.



En effet, le jeu propose un gameplay dit «assisté» avec les indications d’altitude, de vitesse et l’ERS (Enhanced Reality System) qui permet de calculer des trajectoires d’interception ou d’évitement. Très pratique pour bombarder une cible cachée par des immeubles par exemple. Ce mode «assisté» facilite grandement les calculs de trajectoire. Après plusieurs heures de jeu, cette nouvelle forme d’aide supplémentaire devient cependant assez vite inutile.


Le second gameplay proposé par «HAWX» est le mode «manuel». Déclenchable à tout moment, il débride l’appareil et permet des manoeuvres bien plus impressionnantes qu’en mode assisté. Plus d’indicateur de vitesse, plus d’altimètre... Rien n'empêche alors un décrochage. La caméra ne suit plus l’avion mais se place sur un profil permettant de toujours voir la cible en cours d’engagement. Piloter en manuel se révèle fastidieux pour combattre des cibles au sol, mais très vite, il apparaît comme inégalable lors des combats aériens. Le plaisir que procure le ballet aérien d’un dogfight en mode manuel est unique. Ce gameplay alternatif, idéal pour certaines phases de jeu, se révèle parfois incohérent mais vraiment appréciable car il offre une expérience de jeu totalement inédite et vraiment satisfaisante.


Ubisoft a réussi son pari avec un jeu magnifique. «HAWX» est un nouveau challenger tout désigné pour faire de l’ombre à «Ace Combat». Malheureusement, le jeu n’est pas parfait, il souffre notamment de quelques incohérences de gameplay et de quelques soucis de finition technique, mais il offre une expérience unique et nouvelle dans un genre qui commençait à sérieusement tourner en rond. C’est un achat incontournable pour tous les amoureux d’aviation et un jeu qui vaut le détour pour tous les amateurs de jeux d’arcade.


Note : 7,5/10
Support : PC
Sortie : 5 mars 2009
Déconseillé aux moins de 12 ans