Un implant cérébral pour que les personnes paralysées puissent écrire à nouveau

HANDICAP Avec le nouvel implant cérébral des chercheurs de l'Université de Stanford, des personnes paralysées pourront communiquer plus rapidement

Jennifer Mertens pour 20 Minutes

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Un implant cérébral permet aux personnes paralysées de s’exprimer de nouveau
Un implant cérébral permet aux personnes paralysées de s’exprimer de nouveau — Geeko

Un nouveau système de communication à destination des personnes paralysées. C’est ce sur quoi des chercheurs de l’Université de Stanford travaillent, à travers un implant cérébral qui permet de communiquer via un ordinateur grâce au suivi oculaire. Le concept est loin d’être nouveau, mais, couplé à une nouvelle approche, améliore malgré tout le processus en accélérant grandement le processus de communication.

A la vitesse d’un SMS

Le procédé actuel prend en effet beaucoup de temps ce qui est évidemment un problème pour interagir normalement avec des personnes. Ici, les chercheurs affirment que leur nouvel implant cérébral permettrait à une personne de communiquer à une vitesse similaire à celle d’un individu valide pour écrire un SMS.

Pour y parvenir, les chercheurs ont tout simplement tenté de convertir en texte à l’écran l’activité cérébrale lors de l’écriture manuscrite. Ils ont demandé à leur patient d’imaginer qu’il était en train d’écrire normalement avec un stylo sur un morceau de papier et ont enregistré son activité cérébrale. Le signal neuronal a alors été transcrit par un algorithme sur ordinateur en « écriture mentale ».

Des résultats prometteurs

Les tests ont permis au patient d’atteindre une vitesse d’écriture d’environ 99 caractères (18 mots) par minutes avec une précision de 94,1 %. En comparaison, un adulte valide de 65 ans – comme le patient – tape environ 115 caractères (23 mots) par minute. Les résultats sont plutôt prometteurs et le nouveau système des chercheurs pourrait donc permettre aux personnes paralysées de communiquer plus facilement et plus rapidement.

Évidemment, ces premiers résultats ne sont qu’une première étape et il faudra encore beaucoup de travail aux chercheurs avant de pouvoir véritablement proposer leur solution à des personnes souffrant de paralysies, mais cela reste tout de même prometteur.