Luc Besson résolument contre le piratage sur l’Internet

Avec agence

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Le metteur en scène français Luc Besson a reçu jeudi le Sceau d'or de la Cinémathèque serbe pour son oeuvre cinématographique.
Le metteur en scène français Luc Besson a reçu jeudi le Sceau d'or de la Cinémathèque serbe pour son oeuvre cinématographique. — Andrej Isakovic AFP

Le producteur et réalisateur Luc Besson appelle à sanctionner l'ensemble de la chaîne économique du piratage sur l’Internet, accusant de «grandes entreprises françaises» d'en retirer des intérêts financiers, dans une tribune publiée dans «Le Monde» daté de samedi-dimanche.

Le réalisateur salue les avancées du projet de loi sur le piratage, qui doit être examiné début mars à l'Assemblée nationale et instaure une riposte graduée envers les internautes. Il juge toutefois que ces derniers «ne sont pas les seuls responsables».

«Condamnées, et sanctionnées»

Le visionnage «gratuit et illicite» de contenus cinématographiques s'effectue sur des sites de téléchargement et de streaming, qui payent des «loyers numériques» à des hébergeurs et sont financés grâce à des contrats avec des régies publicitaires «qui se chargent de commercialiser leurs espaces auprès de grands annonceurs», explique Besson.

«Une économie du piratage se développe sur la Toile en toute impunité», s'insurge le réalisateur. Selon lui, «de grandes entreprises françaises sont impliquées à tous les niveaux de la chaîne de valeur et tirent un intérêt financier d'une activité illégale».

«Elles sont complices d'un délit, donc coupables, et doivent, dans un Etat de droit comme le nôtre, être condamnées et sanctionnées», juge-t-il.