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La techno ne rend pas service au SAV

La techno ne rend pas service au SAV

Nouveau baladeur qui ne fonctionne pas, appareil photo qui ne plaît pas... le passage par la case service après-vente vire parfois à la soupe à la grimace. Tant pour le client que pour le fabricant. Principalement au vu de son coût : 7 milliards d'eu...
Christophe Séfrin-  ©2008 20 minutes

Christophe Séfrin- ©2008 20 minutes

Nouveau baladeur qui ne fonctionne pas, appareil photo qui ne plaît pas... le passage par la case service après-vente vire parfois à la soupe à la grimace. Tant pour le client que pour le fabricant. Principalement au vu de son coût : 7 milliards d'euros par an pour l'Europe (contre 12,6 milliards d'euros aux Etats-Unis) ,selon Accenture, spécialiste en conseil et management. « Ce montant est considérable et méconnu des industriels qui voudraient le réduire », analyse Jean-Laurent Poitou, responsable mondial du secteur électronique et hautes technologies chez Accenture. Un chiffre d'autant plus important que, dans 95 % des cas, les produits concernés fonctionnent. Alors, pourquoi reviennent-ils en magasin ? Enquête à l'appui *, Accenture permet d'y voir plus clair.

Outre les 5 % d'appareils défaillants, on observe 4 % de retours dus « au remords de l'acheteur », selon Jean-Laurent Poitou. « C'est une surprise, ce chiffre est de 27 % aux Etats-Unis. Les achats des Européens sont moins impulsifs. » Surtout, les retours d'appareils « ne fonctionnant pas comme prévu » pèsent lourd. Bonnet d'âne pour la France, championne d'Europe avec 48 % des produits restitués pour cette raison. « Cela est dû à un manque d'explications, une responsabilité que partagent constructeur et distributeur. » Résultat : « Les fabricants qui se concentrent sur la simplicité d'utilisation ont un avantage. » Autre enseignement, « la qualité du service consommateurs est déterminante pour la fidélité du client ». Gare aux marques qui n'en tiendront pas compte !