Téléchargement illégal: qui doit faire la police ?
Télécharger un film ou une chanson sur un réseau peer to peer, de type Kazaa, c’est illégal. Gérard, abonné à Club Internet, vient de se le faire rappeler. « J’ai reçu un e-mail du fournisseur d’accès qui me conseillait de cesser ce genre de pratique. »© 20 minutes
Télécharger un film ou une chanson sur un réseau peer to peer, de type Kazaa, c’est illégal. Gérard, abonné à Club Internet, vient de se le faire rappeler. « J’ai reçu un e-mail du fournisseur d’accès qui me conseillait de cesser ce genre de pratique. » A l’origine de l’avertissement, une lettre de Warner à Club Internet lui indiquant qu’un de ses abonnés avait téléchargé Matrix 2 illégalement. Plus surprenant, la lettre précise où, quand et comment le fichier a été téléchargé. « C’est inquiétant, mais en aucun cas ces éditeurs n’ont accès à l’identité des internautes, sauf s’il y a procédure juridique, explique-t-on chez Club Internet. Notre politique est d’avertir les abonnés avant qu’ils aient de plus gros problèmes. » Même son de cloche chez AOL ou Noos. Pas chez Wanadoo : « Ce n’est pas à nous de faire la police. Nous rappelons les lois aux surfeurs dans les conditions générales, mais nous nous refusons à intervenir d’une autre manière, sauf si la justice le demande. » Et Stéphane Marcovitch, délégué de l’Association des FAI (fournisseur d’accès à Internet), de poser la question : « Pourquoi serait-ce encore aux FAI d’agir ? S’ils souhaitent se plaindre, les ayants droit possèdent les moyens juridiques de le faire. »



















