Les universités au rattrapage sur le numérique

EDUCATION Un rapport fait un état des lieux assez alarmant de l'absence de nouvelles technologies dans les universités françaises...

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Le gouvernement présente jeudi aux partenaires sociaux son projet de loi sur la participation, et promet une véritable "concertation" sur ce texte, loin de faire l'unanimité, notamment parmi les syndicats.
Le gouvernement présente jeudi aux partenaires sociaux son projet de loi sur la participation, et promet une véritable "concertation" sur ce texte, loin de faire l'unanimité, notamment parmi les syndicats. — Jochen Luebke AFP/Archives

Près de quarante ans après la naissance de l'Internet et vingt ans après celle du Web, il est temps que les universités se mettent aux «nouvelles technologies», clame un rapport rédigé par Henri Isaac, maître de conférence en sciences de gestion à Paris IX-Dauphine, et remis ce vendredi à Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur.

Ce rapport dresse un constat sévère sur le retard des universités françaises dans le domaine du numérique et formule douze préconisations. Parmi celles-ci: réaliser des podcasts des cours d'amphi, instituer vote électronique aux élections étudiantes, lutter contre le plagiat, développer des programmes de recherche sur les jeux vidéo pédagogiques et les équipements en ordinateurs notamment. Les étudiants devraient avoir «accès à l'ensemble des documents pédagogiques (polycopiés, documents, exercices, ressources numériques, etc) sous format numérique, en les mettant en ligne d’une façon ou d’une autre.

Le degré quasi zéro de l'équipement

En effet, même à la Sorbonne, à Paris, les étudiants bénéficient d’un équipement rudimentaire (très peu d’ordinateurs sont disponibles) et la connexion wi-fi est encore de l’ordre du surréalisme, regrette Jean-Robert Pitte, président de l'Université de Paris IV.

«Les universités françaises sont encore trop faiblement présentes sur l'internet et dans les réseaux de partage et d'échange en ligne autour de la connaissance», explique Henri Isaac, craignant qu'elle soit victime d'une «marginalisation» dans la compétition internationale.

L'objectif global d'une intensification du recours au numérique, préconisé dans son rapport, est donc double: «améliorer la qualité de service aux étudiants pour faciliter leur réussite dans le parcours universitaire» et «mettre l'université française au niveau des meilleures universités étrangères».