Cyber bizutage et délinquance virtuelle, les grandes peurs du Net
INTERNET•Des plaintes se font entendre devant la dangerosité de la toile…Difficile de mesurer la dangerosité des sites web et des mondes virtuels. Pourtant, les plaintes continuent de pleuvoir à propos de délinquance virtuelle et de cyberbizutage.
Délinquance virtuelle
Sur Second Life par exemple, des pickpockets peuvent voler de l’argent aux personnages en 3D qui gravitent dans cet univers pixelisé. En effet, les hackers Charles Miller et Dino Dai Zovi ont révélé qu'il y avait une faille dans le système de sécurité de Second Life. Ainsi, lorsque deux avatars s’échangent une vidéo, l’un des deux peut s’attribuer au passage des linden dollars de son interlocuteur. Or les linden dollars, la monnaie locale de ce monde virtuel, ont une équivalence réelle avec des euros ou des dollars. Tout bénef, donc.
Mi-novembre déjà, la police hollandaise a arrêté un internaute de 17 ans, soupçonné d’avoir volé pour 4.000 euros de meubles virtuels sur Habbo Hotel, un univers comme Second Life où, depuis 2004, plus de 75 millions d’inscrits (en majorité des 13-20 ans) se créent des avatars, déambulent en ligne et décorent leur appartement virtuel. Pour réaliser son forfait, l’adolescent aurait payé ses achats en infiltrant les comptes d’autres inscrits.
Cyber bizutage
Autre terrain d’inquiétude: les effets sur les enfants et adolescents. D’après le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d’Atlanta, aux Etats-Unis, le nombre d’enfants entre 10 et 17 ans affirmant avoir été victimes de mauvais traitements sur l’Internet est passé de 6% en 2000 à 9% en 2005. Les violences verbales de la cour de récré se retrouvent derrière les écrans, juge C. J. Pascoe, auteur d’un livre sur le bizutage intitulé «Mec, t’es une pédale!». «C’est la transcription en ligne de ce qu’ils font dans la cour», dit-il.
Mais la comparaison avec la cour de récré s’arrête là car, contrairement à ce qui se passe dans les écoles, les victimes ne savent pas qui sont leurs bourreaux, souligne Marci Hertz, l’un des auteurs du rapport du CDC. «Dans la cour de récréation, vous pouvez vous défendre en répondant à votre agresseur», explique-t-il. Là, les agressions se font souvent dans le secret et loin du regard des enseignants ou des parents.
Avez-vous eu des mésaventures de ce type sur le Net? Si oui, racontez-nous dans les commentaires ci-dessous...


















