Le bras droit d’Alain Juppé compare les électeurs de François Fillon à des veaux puis s’excuse
PRIMAIRE A DROITE•Le directeur de cabinet d’Alain Juppé à Bordeaux, Ludovic Martinez, s’est fendu d’un post sur Facebook qui n’a pas vraiment plu à tout le monde…P.F.
Ce n’était peut-être pas la meilleure façon d’inciter des gens à voter pour Alain Juppé lors du 2e tour de la primaire de la droite et du centre qui aura lieu ce dimanche 27 novembre. Ludovic Martinez, directeur de cabinet d’Alain Juppé à Bordeaux, s’est légèrement laissé aller après le début d’entre deux tours qui s’est tenu jeudi soir entre son champion et François Fillon.
« Si après ce débat les François ne choisissent pas A. Juppé, c’est qu’ils sont des veaux comme dirait le Général »,a publié sur sa page Facebook Ludovic Martinez. Le « Général », c’est bien entendu le Général de Gaulle, dont le fils Philippe rapportait les propos suivant dans son livre De Gaulle, mon père : « Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n’ont que ce qu’ils méritent ». Des mots prononcés en 1940 à Londres, après la signature de l’armistice entre la France pétainiste et l’Allemagne.
« Qui sème le vent récolte la tempête »
Des propos pas très sympas pour les fillonistes qui n’ont pas manqué de réagir en déversant un flot de commentaires acerbes au directeur de cabinet d’Alain Juppé. Ludovic Martinez a tout d’abord assumé ses propos en expliquant s’exprimer « en tant que citoyen français et électeur. Ma fonction n’a rien à voir avec tout cela. Comment denier à un supporter le droit de défendre son champion jusqu’au bout ? Le match n’est pas fini (…) Je n’avais pas, il est vrai, mesuré que le défaut d’humour pouvait faire oublier le mot célèbre du Général et soit pris au premier degré. Comme si je pouvais m’extraire du peuple français auquel j’appartiens avec fierté. »
Peu de temps après le juppéiste a finalement fait marche arrière en s’excusant au micro de France Bleu Gironde et en affirmant regretter ses propos. « Je l’ai fait dans un cadre personnel et non professionnel. J’ai voulu paraphraser le Général de Gaulle. Je n’ai voulu blesser personne. Ça a été très mal pris et je le conçois. Je connais bien François Fillon, c’est un type respectable, a affirmé Ludovic Martinez. J’ai été agoni d’insultes qui sont allées très loin. Mais bon… Qui sème le vent, récolte la tempête. » La loi des réseaux sociaux est en effet impitoyable.


















