Les forces nucléaires américaines utilisent encore les disquettes souples
LOW-TECH•Elles sont apparues dans les années 1970...M.C.
«Disquette». Un mot mignon qui fleure bon Bill Gates, Steve Jobs et l'informatique dans un garage. Sauf dans les forces nucléaires informatiques, où ces ordinateurs antiques fonctionnent toujours, regrette un rapport du GAO, l'équivalent américain de la Cour des comptes.
«Le département de la Défense utilise des disquettes souples 8 pouces dans le système qui contrôle les fonctions opérationnelles des forces nucléaires nationales», comme «les missiles intercontinentaux, les bombardiers nucléaires, et les ravitailleurs en vol», selon le rapport.
Une mise à jour d'ici «la fin 2017»
L'inquiétude ne vient pas tant de leur «souplesse» que du fait que ces disquettes sont utilisées avec des ordinateurs «IBM series/1», d'une capacité de 80 Ko (Environ 9.000 fois moins qu'un cd-rom), qui datent des années 1970. Petite plongée dans le musée de l'informatique:
Vous avez peut-être connu les disquettes 3 pouces 1/2 en plastique rigide, apparues au début des années 1980? Ce n'est pas ça.
Les plus âgés ont probablement aperçu la disquette souple 5 pouces 1/4. Pas ça non plus.
On parle de cette disquette-là, de 8 pouces soit une vingtaine de centimètres:
Voilà pour remettre l'ensemble en perspective:
Mais pas de panique: selon le GAO, le département de la Défense a répondu qu'il prévoyait de mettre à jour «ses systèmes de stockage de données» et ses ordinateurs «portables et de bureau» d'ici «la fin 2017».
Le rapport pointe cependant d'autres exemples d'outils obsolètes dans l'administration fédérale, comme l'utilisation de programmes utilisant l'antique langage Cobol dans l'agence chargée des anciens combattants. D'une manière générale, il indique que les opérations et la maintenance représentent plus de 75% des dépenses d'informatique et de réseaux de l'administration fédérale. Ces dépenses opérationnelles n'ont cessé d'augmenter ces dernières années, au détriment des dépenses d'investissement, regrette le rapport.


















