Les glaces de l’Antarctique et du Groenland s’évaporent plus vite que prévu

ENVIRONNEMENT D’ici 2100, les océans pourraient monter de 2 mètres...

M.N

— 

Si les glaces de l'Antarctique fondaient entièrement, le niveau de la mer s'élèverait de 57 mètres...
Si les glaces de l'Antarctique fondaient entièrement, le niveau de la mer s'élèverait de 57 mètres... — DR

La fonte des glaciers de l’Antarctique et du Groenland s’accélère. Et à une allure qui surprend les scientifiques. Selon l’Agence sur le changement climatique, un organisme dépendant de l’ONU, d’ici 2100, les niveaux des océans pourraient s’élever d’1 mètre. Et dans le pire cas l’élévation serait de 2 mètres. Des projections qui sont bien au-dessus des prévisions, déjà pessimistes, publiées au début de l’année par l’ONU. Au mois de février, les experts onusiens estimaient, alors, qu’en fonction des zones du globe, le niveau de la mer devait augmenter de 18 à 59 cm à la fin du siècle. Soit une moyenne de 40 cm sur toute la surface de la planète qui pourrait devenir encore plus bleue.

57 mètres

Contrairement à une idée reçue la fonte de la banquise n’est pas responsable de la montée des eaux. Même si sa disparition est une catastrophe écologique. Tout se joue au niveau des glaciers continentaux. Leurs disparitions ajoutent de la matière aux océans qui gagnent chaque année centimètre par centimètre.

L’Antarctique possède assez de glace pour élever les océans de... 57 mètres. Avec la disparition des calottes du Groenland, ce serait 7 m de plus pour les niveaux marins. Des capacités bien supérieures à celle des glaces stockées par l’Arctique et la chaîne de l’Himalaya. Si ces deux régions perdaient leurs glaciers, les océans pourraient monter de 15 à 37 cm.

Shanghai sous les eaux

Tous ces chiffres auront des conséquences désastreuses pour des millions de gens vivant au Bangladesh ou sur certaines îles du Pacifique, des régions situées un mètre en dessous du niveau de la mer. Même chose pour des mégalopoles comme New York, Shanghai ou Buenos Aires. Pour expliquer cette disparition progressive des glaciers continentaux, l’ONU pointe du doigt les gaz à effet de serre grands responsables du réchauffement climatique.