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L’iPhone risque le prétoire

L’iPhone risque le prétoire

TELEPHONIE – Un mois après sa sortie, une «class action» vise le joujou d’Apple...
M.N

M.N

L’iPhone, le téléphone tout tactile d’Apple, fait beaucoup parler de lui dans les magasins. Et il se pourrait que sa batterie fasse résonner les prétoires de la justice américaine. Un groupe de consommateurs a décidé de lancer une «class action» contre Apple (lire encadré). La procédure a été initiée par José Trujillo, un habitant de l’Etat de l’Illinois. Il accuse Apple et AT&T, l’opérateur téléphonique exclusif de l’appareil, d’avoir trompé les utilisateurs en oubliant d’inscrire sur le contrat de vente que la batterie de l’iPhone est inamovible et ne peut être changée que par Apple.


300 recharges maximum


De plus, José Trujillo soupçonne la firme de Cupertino d’utiliser volontairement des accumulateurs à faible durée de vie pour obliger les consommateurs à faire appel à son programme d'échange de batterie. Une procédure facturée par Apple plus de 85 dollars (62 euros). Sans compter les frais de réexpédition et le temps d’attente qui rend l'appareil inutilisable pendant plusieurs jours. Apple minimise. Selon le constructeur de l’iPhone, après 400 charges, la batterie de l'iPhone perd «20% de ses capacités». Un chiffre que conteste le citoyen Trujillo qui, lui, estime à 300 le nombre de charges maximales supportées par le téléphone.


Comme l’iPod


Si la «class action» aboutissait, l’iPhone pourrait connaître le même destin que son petit frère, l’iPod. En juin 2005, des consommateurs américains déçus par l'autonomie de leurs baladeurs iPod avaient obtenu un remplacement gratuit de la batterie du lecteur mp3.

Outre Atlantique, une «class action» (recours collectif) est procédure collective en justice. Un groupe de consommateurs ou de citoyens décident de traduire devant les tribunaux une entreprise dont ils s'estime victime. Elle peut être lancé par une seule personne, d'autre plaigant pouvant venir s'ajouter à la procédure par la suite. En France, une procédure analogue n'est pas prévue. Il faut que le groupe de plaignants se regroupe en association pour que celle-ci puisse intenter des actions.