Capture d'écran du site de l'Armée électronique syrienne.
Capture d'écran du site de l'Armée électronique syrienne. — SEA

SECURITE

Le site Internet de l'armée américaine hacké par l'Armée syrienne libre

A priori, il s'agit d'un de simple «défacement», une attaque mineure...

«Indisponible.» Lundi soir, le site américain army.mil a été fermé par le gouvernement américain après un piratage attribué à l'Armée électronique syrienne. Il s'agit d'un groupe de hackers soutenant le président Bachar al-Assad, qui s'en était déjà pris aux sites ou aux comptes Twitter de la BBC, du journal Le Monde et de l'AFP.

Si l'attaque semble spectaculaire, elle est en général plutôt basique. Il s'agit d'un simple «défacement», qui consiste à remplacer la page d'accueil du site par un message de propagande. Un simple vol de mot de passe, une attaque par phishing ou l'installation d'un malware peut suffire.

Pas de vol de données

Après avoir constaté qu'un contenu de son site avait été «compromis», l'armée de terre «a pris les mesures préventives appropriées pour s'assurer qu'il n'y avait pas de vol de données de l'armée, en fermant son site Internet temporairement», a-t-elle déclaré dans un communiqué de presse.

Selon le compte Twitter se revendiquant de l'Armée électronique syrienne (@official_SEA16), les pirates avaient notamment laissé sur le site de l'US Army un message en anglais alambiqué dénonçant apparemment le programme de formation de rebelles syriens modérés par le gouvernement américain. «Vos chefs admettent qu'ils entraînent les gens qu'ils vous envoient combattre au prix de votre vie», selon ce message.