Les indépendants veulent que l’Internet finance la musique

avec AFP

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La musique veut aussi sa part. Jeudi, le syndicat des producteurs de disques indépendants (UPFI) a estimé que les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) doivent contribuer au financement de la production musicale comme la loi leur impose désormais de le faire pour la création audiovisuelle.

«Il ne serait que justice que les FAI contribuent à financer notre secteur après avoir bénéficié pendant 5 ans de l'effet d'aubaine de la circulation gratuite et illicite de toute la musique enregistrée» via les réseaux peer-to-peer (P2P), indique l'UPFI dans un commmuniqué.

«Pendant cette période, le chiffre d'affaires de la production musicale s'est effondré de 500 millions d'euros, avec une perte de marge de 100 millions d'euros par an pour le répertoire francophone», rappelle le syndicat, selon qui «le besoin en financement du secteur se pose de façon cruciale, face à une situation extrêmement difficile pour les entreprises indépendantes».

L'Assemblée a adopté mercredi soir la contribution des FAI, en tant que distributeurs de programmes audiovisuels, au fonds d'aide à la création audiovisuelle (Cosip, Compte de soutien à l'industrie des programmes) dans le cadre du projet de loi sur la télévision du futur.

L'UPFI demande donc «l'ouverture immédiate d'une concertation sur le financement des industries audiovisuelles et musicales, avec pour objectif d'aboutir à un mécanisme de financement de la musique par l'Internet avant la fin 2007».