«DanganRonpa: Trigger Happy Havoc», un ourson maléfique et très vicieux pour un manga interactif

JEU VIDEO A la fois jeu d’enquête et manga interactif, ce titre sur PSVita est une délicieuse surprise, dans une ambiance entre les films «Battle Royale» et «Saw» et le jeu «Phoenix Wright»…

Joel Metreau
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Le jeu vidéo «DanganRonpa: Trigger Happy Havoc» sur PSVita
Le jeu vidéo «DanganRonpa: Trigger Happy Havoc» sur PSVita — Spike Chunsoft

Makoto, un jeune ado, émerge un jour dans la chambre l’établissement spécial qui doit l’accueillir à la rentrée scolaire. A son réveil, il n’a aucun souvenir de ce qui l’a emmené ici . En arpentant les couloirs, il découvre que quatorze autres jeunes ont subi le même sort. Chacun se distingue par une «spécialité». Avec sa banane, Mondo est le chef d’un gang de bikers, Aoi, elle, est championne de natation, Sayaka, la leader d’un girl’s band… Le héros, lui, a pour particularité d’être «le chanceux ultime». Vraiment?

Influencé par les films Saw et Cube

Dans «DanganRonpa: Trigger Happy Havoc», les lycéens découvrent que tout l’établissement est calfeutré et a été coupé du monde. Dans chaque pièce, chambres incluses, des caméras de surveillance ont été installées. Puis surgit celui qui a tout manigancé, un ourson maléfique appelé Monokuma, qui va leur fixer des règles implacables. La plus terrible: comme dans Battle Royale, seul un élève pourra retrouver la liberté. Car chaque lycéen qui en tue un autre est promu. Lors d’un procès, les autres doivent mettre à jour qui est le meurtrier, sinon ils mourront tous. Dans une interview à Gamasutra, le producteur Yoshinori Terasawa, de la société Spike Chunsoft, qui a développé le jeu, expliquait qu’il avait été influencé par les films Saw et Cube.



Des procès comme dans «Phoenix Wright»

Sur ce canevas digne d’un thriller brutal et sans concession, «DanganRonpa» se présente surtout comme un manga interactif. Le joueur, qui dirige Makoto, apprend à connaître les personnalités des élèves, au cours de discussions avec chacun d’entre eux. Pour ce qui est de la jouabilité, c’est lors des phases de «tribunal», qu’on doit être perspicace et avoir l’esprit de déduction. Les procès sont précédés d’une enquête minutieuse après chaque meurtre. Il faut alors mettre les autres lycéens en face de leurs contradictions, notamment en leur opposant des indices. Et surtout débusquer le coupable, comme dans un «Phoenix Wright».

Pop et stylisé

On avance dans le jeu pour connaître le fin mot de l’histoire. Qui est cet horrible ourson? Jusqu’où sa perversité s’arrêtera-t-elle? Comment les prochains meurtres seront commis? Un suspense assez prenant, les phases de discussions moins. Mais c’est aussi l’ambiance pop et stylisée, qui rend les enquêtes attractives. Le sang coule rose et les personnes stéréotypés parfois grotesques prêtent à sourire. Mais pas longtemps. L’horreur est au tournant.

Très original, et conseillé aux amateurs d’enquête et d’histoires étranges à dormir débout. Hélas, seulement en anglais.