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La fibre optique accélère le transit par le Web

La fibre optique accélère le transit par le Web

Regarder deux chaînes de télé, téléphoner et télécharger un film en même temps, c'est pour très bientôt
©2006 20 minutes

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L'année 2007 devrait voir l'Internet passer à la vitesse supérieure. Une révolution ? Oui, car avec 50 à 100 mégabits par seconde contre 28 maximum actuellement, l'utilisateur pourra regarder deux chaînes de télévision en haute définition, surfer, téléphoner et télécharger un film en même temps. « C'est l'avenir de notre métier », estime Michaël Boukobza, le directeur général de Free.

L'actuel réseau téléphonique ne peut supporter de tels débits. Autrement dit, les tuyaux sont trop petits. Solution, la fibre optique, avec la contrainte d'un réseau à constituer. Outre certaines initiatives locales, comme à Pau ou dans le Périgord, Free a annoncé en septembre un investissement d'un milliard d'euros d'ici à 2012 pour couvrir 15 à 20 % de la population française. Et d'autres fournisseurs d'accès sont déjà opérationnels. En 2006, France Télécom a mis en place un pilote commercial auprès de 500 foyers sur Paris et dans les Hauts-de-Seine. Et l'opérateur entame en 2007 le prédéploiement du très haut débit. En juin, une dizaine de villes dont Lyon, Lille, Marseille et Toulouse seront concernées. Premier constat, les foyers suréquipés en téléviseurs ont opté pour le très haut débit. A Paris, Erenis annonce quelque 10 000 abonnés très haut débit sur 50 000 logements éligibles. « On vise 150 000 logements connectés fin 2007 », annonce son PDG, Daniel Caclin, heureux de constater qu'un quart des clients potentiels « disent oui tout de suite ». Dernier intervenant, Numéricable-Noos a lancé son offre dans dix villes françaises le 4 décembre, profitant de son réseau déjà établi. L'opérateur affirme pouvoir livrer 10 000 prises par jour.

Christophe Séfrin

1,1 million. C'est le nombre de logements à Paris. Il faudra trois à quatre ans pour en « fibrer » la moitié, selon Erenis. 30 milliards d'euros. C'est, selon l'Arcep (autorité de régulation des télécoms), le prix estimé pour câbler 40 % des familles françaises. 37 000. C'est le nombre de prises très haut débit disponibles à Pau, ville équipée grâce à une initiative locale. Mais le réseau ne compte que 3 200 abonnés. 30 à 70 euros. Le coût mensuel pour l'abonné, selon les formules et les FAI.