Une major envisagerait de vendre sa musique sans verrous

P. B.

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Après deux mois et demi d'interruption, l'examen du très controversé projet de loi sur les droits d'auteur reprend mardi avec un coup de théâtre : le retrait par le gouvernement d'un article du texte qui légalisait le téléchargement sur internet pour usage privé.
Après deux mois et demi d'interruption, l'examen du très controversé projet de loi sur les droits d'auteur reprend mardi avec un coup de théâtre : le retrait par le gouvernement d'un article du texte qui légalisait le téléchargement sur internet pour usage privé. — Oliver Stratmann AFP/DDP/Archives

Un tremblement de terre est-il en préparation? Selon le souvent bien informé Digital music news, une des quatre majors s’apprêterait à «rendre disponible une large portion de son catalogue à la vente en MP3», sans DRM.

Une question: qui de EMI, Sony-BMG, Universal ou Warner pourraient renoncer à ces mesures techniques de protection qui encadrent strictement l’utilisation des morceaux vendus sur la plupart des sites marchands. Ces morceaux seraient par exemple lisibles sur n’importe quel baladeur numérique. Il n’y aurait pas de limitations sur la durée d’écoute ou sur le nombre de transfert.

De timides essais

Le site eMusic propose déjà des MP3 à la vente, mais uniquement parmi un catalogue d’indépendants. Du côté des majors, qui représente plus de 90% du marché de la musique, les tentatives ont été timides: un single de Norah Jones vendu sur Yahoo Music en décembre dernier chez EMI, un titre de Jessica Simpson chez Sony BMG…
Contacté par 20minutes.fr, EMI, vers lequel les yeux se tournent avec insistance, n'a «aucun commentaire à faire».

Le site français Ratatium rappelle qu’en octobre dernier, Virgin Mega avait proposé un morceau sans DRM, son directeur indiquant qu’une major était «intéressée». Contacté par 20minutes.fr, le collectif StopDRM! confie que, «si une major renonce effectivement aux DRM, ce sera une grande victoire».


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