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Les machines-pièges sont-elles vraiment efficaces contre les moustiques ?

Moustique tigre : Les machines-pièges sont-elles vraiment efficaces ?

BZbZZ bZbZZ PAF !Comme chaque année après les pluies d’été, ils gâchent nos nuits, soirées et même parfois les journées. Comment lutter contre les moustiques, tigres ou « originels » et les pièges vendus en commerce sont-ils efficaces ?
Alexandre Vella

A.V.

L'essentiel

  • Avec les orages de fin d’été, la saison des moustiques semble bien lancée.
  • Face à ce fléau capable de transformer une bonne nuit de sommeil en cauchemar éveillé, plusieurs dispostifs de pièges existent dans le commerce.
  • On fait le point sur leur efficacité.

Le récit biblique de l’Ancien Testament en a fait une des dix plaies d’Egypte. Un peu plus de 2.000 ans plus tard, les moustiques restent, périodiquement sous nos latitudes, l’un des fléaux de nos nuits, mais aussi de nos jours désormais. En particulier depuis l’arrivée en masse des moustiques tigres, actifs également en journée, à l’inverse de leurs cousins autochtones et nyctophiles.

A notre secours, la science et l’ingénierie ont développé des machines, pièges à moustiques. Mais pour quelle efficacité ? Ces dispositifs relèvent-ils de la croyance ? Eléments de réponse avec Gabrielle Thery, qui a pour l'« UFC Que Choisir » effectué des tests comparatifs. « Il faut d’abord garder en tête que dans une même pièce, entre un humain et un piège, le moustique, tigre ou pas, trouvera toujours l’humain », introduit Gabrielle Thery qui a effectué ses tests en intérieur, dans un environnement contrôlé.

Les pièges à CO2 tiennent la corde

Cela étant dit, parcourons les trois grandes familles de pièges : « Il y a les pièges qui simulent une odeur humaine, ceux, plus connus, d’une lampe à UV et d’une grille électrifiée, et enfin ceux qui dégagent du CO2 avec un appât. Naturellement, certains mêlent plusieurs stratégies. »

Et de ces dispositifs, ce sont ceux à base de CO2 qui « semblent fonctionner le mieux », reprend Gabrielle Thery. « Ils sont plutôt chers - et commencent généralement autour de 400 euros, auquel il faut ajouter des consommables à renouveler, comme les bouteilles de CO2. » A l’inverse, les dispositifs à base de lumière UV « sont à oublier », conseille notre experte. « Les moustiques ne sont pas particulièrement attirés par la lumière, contrairement aux papillons et à d’autres insectes. Donc le piège va généralement bien tuer quelques moustiques parmi de nombreux autres insectes, mais ce sera plutôt le fruit du hasard. »

Des dispositifs complémentaires

Et si rester à proximité de ces pièges n’empêchera pas de vous faire piquer, ils « permettent de traiter l’environnement et de réduire le nombre de moustiques présents et donc le nombre de ceux qui vont pouvoir se reproduire ». C’est pourquoi ces dispositifs peuvent être complémentaires avec des pièges de ponte. « Une fois qu’un moustique vous a piqué, il ira généralement pondre. C’est là qu’il peut être intéressant d’avoir des pièges pour les larves. Ce sont des petites boîtes avec un fond d’eau surmontée d’un adhésif qui va venir coller les larves et les moustiques venus pondre. Il en existe à mettre dans les coupelles des pots de plantes. »

Ces stratégies de lutte contre les moustiques s’adaptent aussi selon les espèces. Ainsi, certains modèles de pièges proposent des programmes « spécial moustique tigre ». « Mais ces programmes n’agissent toutefois pas sur la composition des appâts, où la densité du gaz, mais uniquement sur les périodes d’activités, avec des plages horaires plus étendues, les moustiques tigre ayant également une activité diurne », conclut Gabrielle Thery. Reste que la seule assurance d’une nuit 100 % sans moustique demeure la bonne vieille moustiquaire ou à défaut le brasseur d’air.