XV de France: «S’en prendre au demi d’ouverture, c’est le mal français», regrette Camille Lopez
RUGBY•Le numéro dix tricolore sera titulaire contre l'Ecosse samedi...A Marcoussis, propos recueillis par Romain Baheux
Le chiffre en dit long sur le chantier. En trois années de mandat, Philippe Saint-André a déjà utilisé quatorze charnières différentes. Samedi, l'ouvreur Camille Lopez sera associé au demi de mêlée Rory Kockott pour les débuts des Bleus dans le Tournoi contre l'Ecosse. Conscient de l'enjeu, le Clermontois tente d'évacuer la pression.
Le demi d'ouverture est toujours très observé, comment vit-on ce statut?
On sait qu’on est très attendus. Critiquer les ouvreurs, c’est le mal français. Quand ça gagne, on dit que c’est la charnière qui est très forte et quand on perd, c’est elle que l’on fait péter. Parfois, on tire trop vite des conclusions sur un ouvreur. C’est un peu facile car c’est toute l’équipe qui perd, pas juste une personne. J’y suis habitué, il n’y a pas grand-chose à faire.
Ce Tournoi, c'est l'occasion de gagner sa place pour le Mondial?
Là, je suis dans l’optique du Tournoi. Je ne veux pas penser à autre chose pour éviter de penser à autre chose, de se rater et de subir une grosse déconvenue.
Que représente le Tournoi des six nations pour vous?
C’était la compétition que je regardais quand j’étais gamin. Moi, j’étais fan de Richard Dourthe car je le voyais jouer au stade à Dax. C’était mon idole, il a fait toute ma jeunesse. J’aimais son caractère fort, ce style de joueurs.
Il y a un an, vous vous remettiez d'une opération du ligament croisé, comment êtes-vous parvenu à revenir à un bon niveau?
Mon changement de club m’a servi. Je suis arrivé à Clermont, un grand club qui m’a permis de revenir au niveau où je suis aujourd’hui. Je m’entraîne avec des joueurs de qualité, je joue des rencontres de haut niveau et forcément, je progresse.
C'est un nouveau statut à gérer...
C’est la première année où j’enchaîne des matchs avec le XV de France, des gros matchs de Coupe d’Europe et des matchs de haut niveau. C’est exigeant physiquement. Le match que j’ai joué contre Castres en décembre, c’était celui de trop. J’étais à bout physiquement. J’ai pu couper une semaine pour bien revenir. Ce n’est pas le même niveau qu’en début de saison mais il y a de quoi faire un bon Tournoi.


















