Lucas et Cavani, le 13 janvier 2016
Lucas et Cavani, le 13 janvier 2016 - THOMAS SAMSON / AFP

« Les gars je vous mets tous les deux titulaires ce soir: débrouillez-vous avec ça et le meilleur jouera contre Chelsea ». On doute que ce soit exactement la tenue du discours de Laurent Blanc à Lucas et Cavani avant la rencontre de Coupe de France face à Lyon (3-0), mais il y a pourtant un peu de ça dans la composition d’équipe proposée par le coach du PSG. En concurrence pour le dernier poste d’attaquant titulaire avec Zlatan Ibrahimovic et Angel Di Maria face à Chelsea la semaine prochaine, les deux hommes ont pu se comparer une dernière fois, face à une vraie opposition et dans un match qui compte vraiment.

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Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le Brésilien a gagné à la loyale sa place pour mardi soir. Bien sûr, Laurent Blanc peut nous surprendre et ressortir Cavani de son chapeau contre Chelsea, mais ce serait très surprenant tant Lucas a été supérieur face à Lyon. Une seule action, en milieu de première mi-temps, résume parfaitement la rencontre des deux hommes: Lucas s’arrache pour récupérer un ballon, accélère, dribble et donne une passe parfaite à Cavani qui se loupe tout seul face à Lopès.

Morel et Jallet ne vont oublier Lucas

Si ça s’arrêtait là, le CV de l’Uruguayen pourrait lui suffire à prétendre malgré tout à une place de titulaire. Mais Lucas a sans doute été le Parisien (avec Ibra et Thiago Silva) durant toute la rencontre, proposant sur les côtés, dans la profondeur, amenant de l’incertitude dans la défense. Et surtout, surtout, il a donné sur deux dribbles un tour de reins aux latéraux lyonnais Morel et Jallet, la deuxième amenant l’ouverture du score de Zlatan Ibrahimovic. Il aurait même pu faire le match parfait si sa reprise du gauche n’avait pas tapé le poteau en fin de match. A tel point qu’on se demande si le Brésilien ne serait pas en train de passer le cap que plus grand monde ne le croyait capable de passer.

De son côté, Cavani a beaucoup défendu, certes, mais ça ne suffit pas ou plus à cacher sa misère technique, son manque cruel de confiance et son faible (nul ?) apport dans l’animation offensive. Cavani n’est pas un créateur d’action, c’est un finisseur. Le problème, c’est qu’il y a déjà Ibrahimovic pour ça. Et qu’il faut donc quelqu’un pour lui donner le ballon. Face à Chelsea, ce sera certainement Lucas.

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