Séville-Lyon: Toutes ces occasions gâchées, c’est vraiment de la malchance?
FOOTBALL•Les Lyonnais ont encore eu beaucoup d’opportunités de marquer sans y parvenir lors de la 2e journée de Ligue des champions à Séville (1-0)…Julien Laloye
De notre envoyé spécial à Séville,
Un chiffre dit tout le malheur lyonnais du moment quand un joueur s’approche de la surface adverse., plus que n’importe quelle équipe en Europe, sans doute. Deux encore à Seville, sur des superbes frappes de Fekir, puis Tolisso. Ajouté à ça les arrêts de Rico, et on a l’impression de toujours voir le même film, reconnaît Bruno Genesio
« « On a les mêmes impressions à l’extérieur. On fait une première mi-temps accomplie avec des occasions pour ouvrir le score, mais on ne réussit pas à le faire. On a trop subi à mon goût en début de deuxième mi-temps on prend un but dans un de leur temps fort. C’est notre problème, On n’arrive pas à laisser passer l’orage quand on est dans les temps faibles et on n’est pas assez efficaces dans les temps forts ». »
Très bien pour la part de malchance. Il est vrai que réussite ne bascule pas souvent du côté lyonnais ces derniers temps, que ce soit à Dijon, à Marseille, à Lorient, où à Séville. sanctionne aussi des choix durables de l’institution, comme aime à le répéter Jean-Michel Aulas.
La gestion du mercato en attaque
On le voyait venir gros comme une maison. La rechute de Lacazette, qui n’allait de toute façon pas jouer 50 matchs sans péter un moment ou un autre, personne pour prendre la relève, et des points qui s’envolent bêtement, en L1 comme en C1. En choisissant de ne pas recruter, (Mateta), Lyon a pris un risque inconsidéré.
Cornet sera peut-être aussi fort que Lacazette un jour, mais ce jour est encore loin, et Tolisso ne va pas pas finir la saison avec 20 pions. Perdre à Séville sur un but de Ben Yedder n’est d’ailleurs pas anodin. L’ancien toulousain a longtemps été sur les tablettes de l’OL, qui n’a jamais poussé plus loin. S’il avait été de l’autre côté avec Fekir, on n’aurait pas passé la même soirée.
Un système qui demande beaucoup (trop ?) d’efforts
Depuis que Genesio a choisi de passer au 3-5-2, . Une grosse entame, beaucoup d’occasions, puis plus rien après l’heure de jeu, comme si l’équipe était vidée physiquement par des courses répétées, des attaquants jusqu’aux ailiers, Rybus, et Rafael, avant qu’il ne se blesse. C’est aussi l’impression de Sergi Darder.
« Si on ne marque pas de but en première période, on perd un peu de confiance. Il n’y a pas d’excuses mais avec la chaleur et le jeu déployé par Séville, . En première période on a beaucoup couru, mais pas ensemble. (…) Séville a l’habitude de jouer des matchs à ce rythme, pas nous ».
Un coaching offensif sans résultat
En 2016, Lyon ne sait pas (ou peu) renverser des situations compromises. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer. A Sanchez-Pizjuan, Genesio a fait rentrer tous les attaquants à sa disposition : Kalulu, Valbuena, et Ghezzal. Aucun n’a été décisif, et ça tient presque du running gag. peut occuper l’ancien meneur de jeu des Bleus dans cette équipe, ce qui est gênant quand on est le plus gros salaire du club. Quant à Ghezzal, il est l’ombre du joueur séduisant de la fin de saison dernière. C’est gênant, aussi, , ou pas loin.


















