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Le Portugal reçu en demi-finales cinq (nuls) sur cinq

Euro 2016: Le Portugal reçu en demi-finales cinq (nuls) sur cinq

FOOTBALLLe Portugal a écarté la Pologne aux tirs au but après un match nul (1-1) dans lequel Cristiano Ronaldo n'a pas brillé...
Christine Laemmel

C.L.

A Marseille

C’était une belle bataille qui s’est conclue aux tirs aux but mais à ce petit jeu qu’est l’Euro, il faut gagner la guerre. Et les expérimentés Portugais ont eu le dernier mot sur les novices Polonais, qui disputaient jeudi soir le premier quart de finale de leur histoire. Ronaldo et ses copains retrouveront la Belgique ou le Pays de Galles en demi-finale le 6 juillet. Dans la première hypothèse, il faudra sans doute un peu plus d’assurance aux Lusitaniens.

Ronaldo ou la frustration
Mais t’es où Cristiano ? T’es pas là en tout cas. Pas au Stade Vélodrome où la star du Real a tout raté. Frustré sur ses frappes bloquées par un grand Fabianski (28e), maladroit quand il la joue solo et envoie une vilaine frappe du gauche (56e), colère quand l’arbitre lui refuse un pénalty après une grossière bousculade de Pazdan (29e) ou méconnaissable quand il rate une reprise seul dans l’axe (85e).

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Heureusement, il n’a pas tremblé quand il a décoché une lucarne en guise de tir au but, le tout premier tiré.

C’est qui ce jeune Sanches, là ?
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le triple Ballon d'Or a été complètement éclipsé par un jeune prodige de 18 ans, Renato Sanches. Le milieu de terrain qui vient de s’engager pour cinq ans avec le Bayern Munich, a offert l’égalisation (32e), gratifiant au passage son équipe de gestes de fins gourmets du dribble.

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Rappelons-le, c’était sa toute première titularisation avec les Lusitaniens. « Il travaille avec nous depuis mars, expliquait le coach Fernando Santos en conférence de presse mercredi, il continue de progresser et je continue à évaluer pour chaque match s’il est prêt à jouer. » Manifestement, c’était le bon timing.

La Pologne c’était solide, ok
A trop louer le miracle islandais dans cet Euro, on en oubliait un peu le prodige polonais. Car oui, les hommes d’Adam Nawalka ont failli jeudi soir se qualifier pour la première demi-finale de leur histoire, après un bel affront au Portugal… dans le premier quart de finale de leur histoire. On connaissait une Pologne solide en défense, dont la cage n’a cédé que deux fois depuis le début de la compétition. On a découvert un collectif mordant en attaque, capable par exemple d’affoler Fonte dans une superbe touche à trois à la 22e.

Robert Lewandowski à Marseille le 30 juin 2016
Robert Lewandowski à Marseille le 30 juin 2016 - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Lewandowski à moitié une excuse
Tous ceux qui pariaient sur un duel Robert Lewandowski- Cristiano Ronaldo, ont eu leur réponse : l’attaquant du Bayern Munich qui était resté muet jusqu’ici, a clos les débats au Vélodrome. Ouvrant le score dès la deuxième minute de jeu, bien aidé par une mauvaise interception de Cédric. Mais pas moins auteur de plusieurs jolis petits décalages qui ont fait trembler Rui Patricio. Seulement voilà, après la pause (la première et encore plus en prolongations), on n’a plus du tout trouvé l’attaquant du Bayern. Transparent, autant qu’il avait été époustouflant pendant 45 minutes.