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PSG: «Un jour, Laurent Blanc me tuera» se marre Marco Verratti
FOOTBALL•Le milieu du PSG a carte blanche, à condition de ne pas se louper…B.V.
Marco Verratti, c’est le joueur frisson. Celui qui a compris que celui qui va au stade ne se déplace pas forcément pour voir son équipe gagner mais pour une bonne dose d’adrénaline, de peur et de jouissance. Et c’est exactement ce qu’il offre en tentant des dribbles dans sa propre surface à peu près dix fois par match. Dans une très belle interview à So Foot, le milieu du PSG explique sa conception du jeu et ces prises de risques totalement insensées, qui rendent parfois fou son coach Laurent Blanc.
«C’est vrai qu’il me disait ça à chaque fois et qu’à chaque fois, je recommençais, explique le petit génie. Au bout d’un moment, il a compris et il m’a dit: ‘fais ce que tu veux mais si tu te loupes, je te tue’. Je sais que ce jour arrivera. Tôt ou tard, je perdrai un ballon qui nous coûtera un but, et ce jour-là, Blanc me tuera et il aura raison de le faire […]. Je sais que le jour où je perdrai le ballon dans cette zone, tout le monde me tombera dessus, tout le monde me critiquera, tout le monde me tuera.»
«Dégager, c’est trop facile»
Loin d’être un inconscient, Verratti se justifie: «Parfois, je pourrais récupérer la balle et la dégager à 40 mètres. En faisant ça, on ne risque rien, on ne prend pas de but et ça s’arrête là. Mais c’est trop facile. Si je me débarrassais à chaque fois du danger, ça voudrait dire que je pense qu’à moi. Mais je ne suis pas le seul sur le terrain, et si chacun de nous dégageait le ballon à chaque fois qu’il est pressé… on ne jouerait jamais.»
Le journaliste de So Foot le relance alors: «Mais qu’est-ce qu’il te passe par la tête quand trois adversaires t’arrivent dessus?» «Que derrière, ils ne sont plus que sept à défendre. Si tu arrives à te défaire du pressing de ce pressing et à ressortir proprement la balle, les possibilités de marquer un but sont plus importantes. Quand tu arrives à te sortir d’une telle phase de jeu, tu sais que l’étape d’après, c’est toi qui mets en difficulté l’équipe adverse.»


















