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PSG: Le titre de champion de France en six dates clés

PSG: Le titre de champion de France en six dates clés

FOOTBALLPierre Ducrocq, consultant avisé sur le PSG décrypte la saison des parisiens...
Romain Scotto

Romain Scotto

Ancien milieu du PSG et consultant pour France Bleu, Pierre Ducrocq n’a pas manqué un match du club cette saison. Alors que les Parisiens peuvent fêter le troisième titre de leur histoire, il revient sur les moments clés de cette saison historique…

18 juillet 2012, présentation de Zatan Ibrahimovic au Parc des Princes: «Ça n’était pas qu’un événement sportif. Cela a démontré l’envergure qu’a pris le PSG. On avait déjà une petite idée l’année dernière. Mais ça a été le coup fort. Ça donne à un groupe une certaine responsabilité par rapport aux objectifs qui sont fixés. Tu te dis que les moyens sont mis en place et tu ne peux pas t’échapper. On a basculé sur quelque chose de différent pour les trois quatre ans à venir. Quand on voit les statistiques de son année (27 buts en L1), tu dis bravo Zlatan. Parfois ce sont des buts pas extraordinaires, mais il a le mérite de les mettre. Après tu te dis qu’avec une mentalité différente, notamment dans les petits matchs, il aurait pu faire encore mieux.»

3 novembre 2012, défaite à domicile contre Saint-Etienne 1-2: «Ce n’est pas une défaite embêtante pour Paris. Mais le geste de Zlatan sur Ruffier a impressionné. Après cela, le PSG a trainé une réputation. Paris est la deuxième équipe la plus sanctionnée, mais l’équipe qui a commis le moins de fautes. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. On a toujours envie d’être plus sévère ave le grand fort que le petit. Là, ils sont en droit de se poser la question. Je ne dis pas que c’est fait consciemment par les arbitres, mais ils sont peut être moins indulgents avec Paris.»

13 décembre 2012, soirée pizza après une série de mauvais résultats. «Ça a été un déclic où ils se sont dit: "bon, on arrête les conneries". On s’intéresse les uns aux autre et on essaye de créer quelque chose ensemble. Il y a eu ce repas organisé par Nicolas Douchez dans une pizzeria. Cela n’avait pas été fait avant. Comme par hasard, un groupe est né. Dans les situations difficiles, cela permet de se souder. Avant cela, tout le monde se regardait en attendant que l’autre réagisse. Et rien ne se passait. Cela montre l’importance de la présence dans un groupe d’un joueur comme Nicolas, qui fédère et connait le club. Un leader en dehors du terrain, c’est important.»

Le 24 février 2013, victoire 2-0 contre Marseille. «C’était un gros match de l’équipe. Là ils ont montré qu’ils étaient au-dessus quand ils jouent à leur niveau. On a vu la différence individuelle. Il n’y avait pas photo. On a vu des Marseillais à la peine, dans la tension à l’image d’Ayew devant Beckham. C’était le premier match de l’Anglais. Il a joué un quart d’heure et montré que son arrivée était intéressante sur le terrain aussi.»

9 mars 2013, victoire contre Nancy et retour de blessure de Thiago Silva. «Il a été énorme. C’est l’une des pièces maîtresses du jeu parisien. Les matchs où il a été fort, ça a toujours suffi pour le PSG. Ça fait la différence. Il est juste au-dessus des autres. Il a une capacité d’anticipation qui a fait du bien à toute l’équipe. Il y a une sérénité qui s’installe. Il dégage cela. Ça se transmet comme une bonne maladie à ses coéquipiers.»

29 mars 2013, victoire 1-0 contre Montpellier, le PSG prend 7 points d’avance. «Pour moi c’est l’un des matchs les plus aboutis collectivement. Je n’en ai pas vu un autre. Ils ont maîtrisé, conservé le ballon. Ces périodes de conservation sont dues aux progrès qu’ils ont faits ensemble à l’entraînement. C’est Gameiro qui marque le but. C’est l’image d’un groupe. Au classement, Paris s’était envolé devant Marseille. Cela leur avait permis de jouer leur Ligue des champions un peu plus sereins.»