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Tour d’Espagne 2013: Thibaut Pinot va chasser ses démons de l'autre côté des Pyrénées

Tour d’Espagne 2013: Thibaut Pinot va chasser ses démons de l'autre côté des Pyrénées

CYCLISME – Le Français s'aligne sur la Vuelta à partir de samedi après un Tour de France catastrophique…
Romain Baheux

Romain Baheux

Piscine, barbecues, partie de pêche et bronzette. Fin juillet, le planning de Thibaut Pinot était éloquent, le coureur n’avait pas du tout la tête au vélo après un Tour de France catastrophique. Handicapé par sa crainte de la vitesse en descente, le Français avait perdu toute chance de finir dans les dix premiers au classement général, son ambition au départ, dès le début de la deuxième semaine avant de devoir abandonner, terrassé par une angine. Il lui sera difficile de vivre pire sur les routes espagnoles où il dispute la Vuelta dès samedi (24 août-15 septembre). Pour oublier sa deuxième Grande Boucle, un an après sa dixième place lors de sa première participation à 22 ans, même si sa présence en Espagne n’était pas liée à ses résultats sur le Tour à en croire le staff de la formation française.

«On a lui a laissé du temps pour s’en remettre, c’était à lui de faire son deuil de cette épreuve avant de se projeter sur autre chose, raconte son directeur sportif au sein de la formation française Thierry Bricaud. Cette année, il a découvert les mauvaises facettes du Tour de France, il sait où il met les pieds maintenant.» «Il ne pensait pas pouvoir passer si vite du statut de coureur prometteur au statut de coureur critiqué, poursuit son frère et entraîneur Julien. Maintenant, il relativise tout ce qui se dit sur lui.»

«Le parcours lui correspond plus que celui du Tour de France»

Requinqué dans la tête, Thibaut Pinot arrive dans la péninsule ibérique dans une forme trop juste pour suivre les favoris de l’épreuve comme l’Espagnol Alejandro Valverde (Movistar), Joaquin Rodriguez (Katusha) ou le vainqueur du dernier Tour d’Italie, le Transalpin Vincenzo Nibali (Astana). «Il n’arrive qu’avec quatre semaines d’entraînement, ça sera trop peu, analyse Julien Pinot. Le début de la Vuelta risque d’être un peu difficile pour lui.» La physionomie du parcours, avec treize étapes de moyenne et haute montagne, devrait lui offrir quelques opportunités de briller. «Le parcours très montagneux lui correspond plus que celui du Tour de France, souligne Thierry Bricaud. Pour le général, on fera un point en fin de deuxième semaine. L’idée est d’aller chercher une victoire d’étape si possible.»

«Les trois semaines lui permettront de monter en forme crescendo», analyse Julien Pinot. Le coureur de la FDJ.fr enchaînerait sur les championnats du monde fin septembre à Florence (Italie) en cas de sélection en équipe de France. Viendra ensuite rapidement l’heure de préparer la prochaine saison. Cet hiver, Thibaut Pinot a déjà inscrit à l’agenda des séances d’entraînement pour améliorer ses qualités de descendeur. Le relief espagnol lui permettra de déjà s’exercer dans ce domaine.