Jean-Marc Furlan, le 16 août 2010, au stade Saint-Symphorien de Metz. 
Jean-Marc Furlan, le 16 août 2010, au stade Saint-Symphorien de Metz.  - L EMILE/SIPA

Anthony Davière

«C'est déjà difficile d'espérer prendre des points contre une équipe comme Lyon… Ils n'ont pas besoin de ça en plus (…) Pourquoi sortir un rouge? Faussurier prend le ballon, il n'y va pas pour faire faute. Il suffisait de garder son sang-froid, mettre un jaune si besoin, et basta». Jean-Marc Furlan, le coach de l’Estac, n’a toujours pas digéré l’exclusion de Julien Faussurier, pour un jeu dangereux à la 68ème minute du match contre l’Olympique Lyonnais (défaite 4-1). Ce lundi, dans les colonnes de l’Est Eclair, l’ancien entraîneur de Nantes a monté un dossier à charge contre l’arbitrage. Et pour lui, il y a un monde d’écart entre les grosses cylindrées du championnat et le reste des clubs de Ligue 1.

«Si tu es un petit budget, tu es de la baise»

Au-delà même de cette rencontre perdue au stade Gerland, Furlan explique que les petites équipes ne peuvent pas lutter. «Si tu es parmi les plus petits budgets et si tu n'es pas un club insulaire (Bastia, Ajaccio), t'es de la baise (sic) face aux institutions, et je choisis mes mots». Après avoir déjà connu les désavantages de coacher une équipe jouant son maintien dans l’élite, Jean-Marc Furlan ne veut plus se cacher. Il estime avoir trop subi de préjudices pour une fois de plus se taire. «Nous, on est très gentil à Troyes (…) Il y a cinq ans, on s'était écrasé par respect, parce que j'espérais faire autrement. On était les gentils agneaux, qui travaillent dans l'ombre et qui se taisent. Mais là, c'est fini. Peut-être d'ici un an ou deux, on retournera au milieu de tableau de L2. Mais au moins, j'aurais pu dire ce que je pense».