« on serait fous si on ne pensait pas à la rélégation »
pascal plancque Le coach de l'USBCO parle du derby contre Lensrecueilli par françois launay
Pascal Plancque le reconnaît sans détour : il déteste 2012. Arrivé aux commandes du club en octobre après le renvoi de Michel Estevan, l'entraîneur maritime vit un début d'année compliqué. En 2012, l'USBCO n'a pas encore gagné un match en L2. Pire, le club maritime a dégringolé à la 18e place. Une position de relégable inquiétante avant de recevoir Lens ce soir. Un derby où la victoire sera obligatoire.
Est-ce que le terme « match de la peur » convient bien à ce derby ?
Je parlerais plutôt de derby de l'espoir. Je préfère le voir comme ça. Après, c'est vrai que l'équipe qui perd va prendre un coup sur la casquette.
Vous répétez que vos joueurs
sont trop gentils. Vous leur avez demandé d'être méchants ce soir ?
Non, il ne faudra pas tomber dans ce piège-là. J'emploie ce terme de gentils pour dire qu'il faut qu'on soit plus tueurs devant le but. Ce n'est pas dans le sens où on se fait marcher dessus. Par exemple, vendredi à Bastia (défaite 2-0), on a été à la hauteur dans les duels.
Vos nuits sont-elles courtes
en ce moment?
On fait un métier où, qu'on gagne ou qu'on perde, on pense à ça en permanence. Mais c'est vrai que cette période est difficile. On s'interroge encore plus et ce n'est pas facile à vivre. Après, je ne suis pas le premier entraîneur à qui ça arrive. ça fait partie du boulot. Et je n'ai pas le droit de baisser la tête. Il faut garder le cap malgré tout.
Comment l'USBCO en est arrivé là ?
Quand une saison ne commence pas très bien, c'est toujours délicat. On pensait être à l'abri à la trêve [l'USBCO avait huit points d'avance sur la zone rouge]. On a pensé que ce serait plus facile que ça. On s'est relâché inconsciemment. Et après, le doute s'est installé. Maintenant, il nous faut un déclic. Et j'espère que ce sera ce soir.
La relégation en National,
vous y pensez ?
On est obligé. Si on n'y pensait pas, on serait fou.


















