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Equipe de France: Giroud-Amalfitano, le match de leur vie?

Equipe de France: Giroud-Amalfitano, le match de leur vie?

FOOTBALLLes deux joueurs ont une chance unique en Allemagne de convaincre le sélectionneur...
A Brême, Bertrand Volpilhac

A Brême, Bertrand Volpilhac

Dans le début d’une carrière internationale, il y a souvent beaucoup de mérite et pas mal de chance. Allez en parler à Franck Ribéry, bizuth bombardé titulaire d’entrée à la Coupe du monde 2006 après la grave blessure de Djibril Cissé. Morgan Amalfitano et Olivier Giroud réussissent eux aussi un parfait dosage de ces deux ingrédients: profitant des blessures de Loïc Rémy et Karim Benzema et de leurs solides performances en club, ils ont une chance unique mercredi à Brême face à l’Allemagne de convaincre Laurent Blanc. Pour le premier, qu’il peut être la surprise de dernière minute. Pour le second, qu’il peut amener le sélectionneur à repenser son attaque, avec deux attaquants.

«Giroud, c’est un type de joueur que j’aime beaucoup, souligne le «Président». Il a beaucoup de cordes à son arc, il peut jouer de manière centrale et est bon de la tête et Physiquement. Il a tout intérêt à faire un bon match et à marquer des buts. Mais vous savez comme moi que je considère Karim Benzema comme le meilleur attaquant français. Après, s’il y en a un deuxième, ça ne me dérange pas…» En clair: tant que les Ribéry, Malouda, Menez ou Nasri ne se seront pas montrés plus à leur avantage dans un milieu à cinq joueurs, Blanc laisse la porte ouverte à un 4-4-2 autour de Giroud et Benzema.

Amalfitano joue la polyvalence

Avec Amalfitano sur la côté? Pourquoi pas. Le Marseillais, très apprécié du sélectionneur pour «sa qualité de centre», pourrait être celui qui servirait Giroud. Même s’il n’a pas précisé s’il débuterait le match ou le finirait, Laurent Blanc a assuré que l’ancien Lorientais aurait du temps pour convaincre. La chance d’une vie? «Je ne le prends pas comme ça, chuchote-t-il, timide, lors de son premier point presse en bleu. C’est une chance parmi d’autres que j’ai pu avoir, mais pas LA chance. Je n’arrive pas à la prendre de cette façon.»

Pourtant, à bientôt 27 ans, le couteau suisse de l’attaque marseillaise n’a plus vraiment le temps d’attendre pour rêver d’une belle carrière en Bleu. Et compte bien sur sa polyvalence pour plaire. «J’ai élargi ma palette. J’arrive à être performant à des postes différents, ce n’est pas donné à tout le monde. Je donnerai tout pour montrer ce que je sais faire.» S’il veut avoir une chance de voir l’Ukraine, c’est à peu près le minimum syndical.