Rivera, l'espagnol breton
handball L'ailier reste fidèle à Nantes, où il a prolongé son contratDavid Phelippeau
C'est Thierry Anti, son entraîneur-beau-père qui le dit : « Valero est arrivé il y a un peu plus d'un an sur la pointe des pieds… » Depuis, l'ailier gauche espagnol a pris de la hauteur sur les parquets français. Meilleur buteur (129 buts) du HBC Nantes l'année dernière, Valero Rivera est pour l'heure le cinquième meilleur dynamiteur (44 buts) des défenses de LNH cette saison… A tel point que les dirigeants nantais ont officialisé cette semaine la prolongation de contrat d'une année de l'Espagnol (26 ans), qui dans la vie de tous les jours partage son temps avec la fille de l'entraîneur Thierry Anti.
De fils de à gendre de
Une histoire de familles qui a bien failli faire capoter la venue de Valero sur les bords de l'Erdre. « Il avait déjà failli venir il y a deux ans, explique le coach. Mais quand j'ai appris qu'il était avec ma fille, c'était plus compliqué ! Puis, j'ai eu le feu vert du président Gaël Pelletier… Cela m'aurait vraiment énervé que Valero joue pour un autre club français ! »
Coach et joueur à certains moments, Anti et Rivera redeviennent beau-père et gendre à d'autres. « On sait faire la part des choses, estime Anti. Il y a deux Valero pour moi. » « Moi, ça ne me gêne pas du tout, embraie l'Espagnol. Je fais bien la différence aussi. Et puis j'ai connu bien pire avec mon père. »
Et pour cause : Valero a été formé à Barcelone, club dans lequel il avait pour entraîneur… son père ! L'ailier nantais est alors toujours regardé comme le fils de… « Il a été obligé de se faire lui-même, de faire son trou tout seul », témoigne Thierry Anti. En Espagne, Valero a la bougeotte : Barcelone, Saragosse, Algésiras, Guadalajara et enfin Vigo. Avant de poser ses valises à Nantes.
Pour trois ans au moins, voire plus ? « Je suis vraiment bien ici, répond l'ailier. Tout le monde est vraiment sympa avec moi. Et j'ai beaucoup progressé dans le jeu ! » Au point d'être retenu il y a quinze jours pour la première fois avec la Roja par son... papa.


















