Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Ligue des champions: Lille face à Trabzonspor, l'inconnu turc

Ligue des champions: Lille face à Trabzonspor, l'inconnu turc

FOOTLe champion de France devra gagner des points en Turquie...
A Trabzon, François Launay

A Trabzon, François Launay

De notre envoyé spécial à Trabzon

Drôle d’endroit pour une rencontre. Entre mer Noire et collines vertes, minarets et immeubles aux peintures défraîchies s’étendent à perte de vue dans un joyeux bazar... architectural. Bienvenue à Trabzon, ville sans charme, installée sur les bords de la mer Noire où le Losc a débarqué hier. Pourtant, si la cité turque n’est pas un haut lieu touristique du pays, le dépaysement existe bien. Les Lillois, sans doute révéillés dans leur sieste par les chants des muezzins, peuvent d’ailleurs en témoigner. Et leurs oreilles n’ont pas fini de siffler car ce soir les décibels vont encore monter d’un cran dans le Huseyin Avni Aker, un stade niché en plein centre-ville, qui sent bon le traquenard.

«Ici le foot, c’est un style de vie»
«Ici, il y a beaucoup d’ambiance et d’émotion», confirme le milieu ivoirien Didier Zokora, passé par Saint Etienne, qui a débarqué cet été en Turquie. « A Trabzon, le foot c’est un style de vie», appuie Senol Gunes, le coach de Trabzonspor. Pourtant pas de quoi impressioner les Lillois. «Je me rappelle encore du match joué à Fenerbahce il y a deux ans. C’est tout simplement la meilleure ambiance que j’ai vu dans un stade. Plus c’est hostile, plus ça nous motive», s’enthousiasme déjà Ludovic Obraniak, le milieu lillois. Même envie d’en découdre chez Mickaël Landreau. «C’est un plaisir de jouer dans ces enceintes là, où la pression est très forte et les matchs engagés», avoue le gardien du Losc.

A croire que les Nordistes sont devenus masos. Ou alors ils salivent déjà à l’idée de refroidir un bain turc bouillonnant depuis la victoire surpise sur la pelouse de L’Inter Milan (1-0) il y a quinze jours. «5 000 supporters nous attendaient à l’aéroport au retour. C’était magnifique», se rappelle Zokora. Repêché in extremis en Ligue des champions après l’exclusion de Fenerbahce, le leader du groupe B avance avec la foi du miraculé que personne n’attendait à pareille fête. Une fête que Lille aimerait bien gâcher histoire de rattraper ses points perdus à domicile contre le CSKA Moscou (2-2). Même si la méfaince reste de mise. «J’ai trois coéquipiers polonais qui jouent ici (Glowacki, Mierzejewski et Brozek). La dernière fois en sélection, ils m’ont dit "Vous ne nous connaissez pas mais méfiez vous quand même"», sourit Obraniak. Un message que les Turcs devraient vite leur rappeler mardi soir