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Football: La Fifa critiquée sur son manque de transparence

Football: La Fifa critiquée sur son manque de transparence

CORRUPTION- La Fédération internationale de football (Fifa) avait promis de veiller à la bonne gouvernance de l'institution...
Avec Reuters

Avec Reuters

La Fédération internationale de football (Fifa) ne lutte pas suffisamment contre la corruption, en dépit de récentes mesures, et donne toujours l'impression d'être dirigée par un «réseau de vieux copains», estime l'ONG Transparency International (TI).

«La Fifa affirme sa volonté de réforme, mais sa cote de confiance auprès du public est au plus bas en raison des scandales de corruption successifs», juge Sylvia Schenk, responsable du sport de l'organisation, dans un communiqué publié mardi.

«La Fifa devrait adopter la transparence»...

La Fifa devrait notamment limiter le mandat des dirigeants, créer un organisme indépendant chargé d'enquêter sur les accusations de corruption et «adopter la transparence», conseille TI.

La Fifa a réagi promptement aux critiques de l'ONG en réitérant sa volonté de lutter contre la corruption. «Le président de la Fifa a déja affirmé publiquement en octobre 2010 que la Fifa afficherait une tolérance zéro contre toute forme de corruption dans le football», dit-elle dans un communiqué.

«Tout en reconnaissant qu'il reste du travail à faire, la Fifa est convaincue que les mesures et la direction prises contribuent à renforcer la gouvernance de la Fifa», ajoute l'instance dirigeante du football mondial.

Sepp Blatter, président de la Fifa, a promis en juin de créer un nouveau comité qui serait chargé de veiller à la bonne gouvernance de l'institution.

Il a évoqué parmi les futurs membres les noms de l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger et du ténor espagnol Placido Domingo. Mais la Fifa n'a encore rien annoncé d'officiel.

...pour «traiter les racines du problème»

La Fédération internationale a été secouée depuis un an par une série de scandales qui ont terni son image.

Deux membres du comité exécutif ont été exclus en novembre après avoir été accusés de monnayer leur voix lors de l'élection des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022.

Le mois dernier, le président de la Confédération asiatique, Mohammed Bin Hammam, a lui aussi été exclu pour avoir cherché à acheter des voix lors de l'élection à la présidence de la Fifa remportée en juin par le sortant, Sepp Blatter. Un autre membre du comité directeur, Jack Warner, a démissionné de son poste après cette affaire.

Toutes ces décisions ont été prise par le comité éthique de la Fifa, mais Transparency International estime que la Fédération ne va pas assez loin.

«Le manque de transparence totale empêche de traiter les racines du problème», juge l'ONG.